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textes et prieres

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mercredi 1 janvier 2031

En guise d'intro...

Si tu veux marcher vite, marche tout seul ;
Mais si tu veux marcher loin, marche avec les autres.

lundi 31 août 2009

Carotte, Oeuf ou Café

Une jeune femme rendit visite à sa mère et lui dit que sa vie était tellement difficile qu'elle ne savait pas si elle pouvait continuer. Elle voulait abandonner car elle était fatiguée de se battre tout le temps.

Sa mère l'entraîna à la cuisine où elle remplit trois casseroles d'eau qu'elle mit à chauffer à feu vif. Lorsque l'eau commença à bouillir, la mère plaça des carottes dans la première casserole, des oeufs dans la seconde et des grains de café moulu dans la troisième. Elle les laissa bouillir sur le feu sans dire un mot.

Après 20 minutes, elle retourna à la cuisine, sortit les carottes et les posa sur un plat. Elle sortit les oeufs et les plaça dans un bol. Puis elle versa le café dans une carafe. Se tournant vers sa fille, elle dit : - Dis moi, que vois-tu ? - Des carottes, des oeufs et du café, répondit sa fille.

La femme l'amena plus près et lui demanda de toucher les carottes. La fille les toucha et nota qu'elles étaient molles et souples. La mère lui demanda alors de prendre un oeuf et de le briser. La fille enleva la coquille d'un oeuf et observa qu'il était cuit dur. Finalement, la mère lui demanda de goûter au café. La fille sourit quand elle goûta son arôme riche.

La fille demanda alors : - Quel est ton message maman ?

La mère expliqua : - Les carottes, les oeufs et les grains de café ont affronté la même situation, l'eau bouillante. Alors pourquoi le résultat produit est-il différent ? Ce qui est important n'est pas la situation, mais la façon dont elle est interprétée et abordée. Les carottes sont entrées fortes, dures et solides. Mais, après l'épreuve de l'eau bouillante, elles sont devenues molles et faibles. L'oeuf était fragile avec l'intérieur liquide. Mais, après être passé dans l'eau bouillante, son intérieur est devenu dur. Quant aux grains de café, ils ont, grâce à l'épreuve, exprimé toute la richesse de leur potentiel et ont réussi à changer l'eau. Que révèleront les épreuves que tu affrontes ? Seras-tu carotte, oeuf ou café ?

dimanche 26 juillet 2009

L'essentiel

L’essentiel est caché
On n’en parle pas à la télévision
On n’en parle pas dans les écoles.
L’essentiel est sans éclats
Ne suscite pas les applaudissements
Ne fait pas l’unanimité.
L’essentiel ne va pas de soi
On s’en laisse distraire facilement
Très souvent l’essentiel dérange.
L’essentiel est gratuit
Ne se met pas en réserve
Ne se marchande pas.
L’essentiel est ce qui est le plus fragile
Le plus menacé, le plus désarmé.
L’essentiel est difficile
Et tout à fait à la portée d’un enfant.
L’enfant que j’ai été
En savait autant que moi sur l’essentiel.
Heureux ceux qui sont persécutés
À cause de l’essentiel.

La rencontre

Xisel recula, épouvanté. La créature était grotesque. Toute petite, elle ne devait pas mesurer le tiers de sa taille.
Elle se tenait à la verticale, sur deux membres articulés, qui lui servaient à se déplacer. Deux autres membres, comme des bâtons, saillaient de ses flancs et s’achevaient par cinq petites baguettes à chaque extrémité.
Ces « baguettes » pouvaient se plier afin de saisir un objet, comme la sacoche que la créature tenait actuellement. Au sommet du corps, à l’intérieur d’un casque avec une visière semi-transparente, il vit une tête percée de plusieurs orifices. L’orifice du bas remuait continuellement lorsque la créature s’adressait à lui par l’intermédiaire du micro-traducteur.
Xisel ne s’en étonna pas, car on l’avait prévenu que ces créatures s’exprimaient en émettant des sons. Le haut de la tête constituait la partie la plus laide, car il était à moitié recouvert de poils noirs.
Xisel savait, pour l’avoir appris de ses instructeurs, que le reste du corps était protégé par une combinaison spatiale. Il se demanda si le reste du corps était aussi velu que le haut de la tête, et eut une grimace de dégoût à l’idée de tous ces poils.
La créature était hideuse, mais Xisel contrôla son premier mouvement de recul. Il était ici pour faire les premiers pas d’un échange fructueux avec une autre intelligence. C’était le premier humain qu’il rencontrait.

La leçon du papillon

Un jour apparut un petit trou dans un cocon… Un homme, qui passait là par hasard, s’arrêta pour observer le papillon qui s’efforçait de s’extraire par le petit orifice. Pourtant, après de longues heures d’attente, il se dit que le papillon avait abandonné car le trou demeurait toujours aussi exigu. Le papillon avait-il donc tout donné, était-il à bout d’énergie ?
L’homme décida alors d’aider l’animal : il saisit un canif et ouvrit le cocon. Aussitôt, le papillon en sortit… mais son corps était maigre et engourdi, ses ailes chétives bougeaient à peine. L’homme continua à l’observer, pensant que, d’un moment à l’autre, les ailes du papillon s’ouvriraient et seraient capables de supporter son corps pour qu’il prenne enfin son envol. Malheureusement, rien de tel ne se produisit ! Le papillon passa le reste de son existence à se traîner par terre, maigre créature aux ailes rabougries.
Ce que l’homme, malgré son geste de gentillesse et son intention d’aider, n’avait pas compris, c’est que le passage par le trou étroit du cocon était l’effort nécessaire au papillon pour pouvoir transmettre le liquide de son corps à ses ailes, et ainsi pouvoir voler. C’était l’épreuve que l’animal devait surmonter pour pouvoir grandir et se développer.
Parfois, l’effort est exactement ce dont nous avons besoin dans la vie : si nous vivions sans rencontrer d’obstacles, nous ne pourrions jamais voler de nos propres ailes…
J’ai demandé la Force… et la Vie m’a apporté des difficultés pour me rendre plus robuste.
J’ai demandé la Sagesse… et la Vie m’a donné des problèmes à résoudre.
J’ai demandé la Prospérité… et la Vie m’a doté d’une tête et de muscles pour travailler.
J’ai demandé l’Amour… et la Vie m’a présenté des gens à aider.
J’ai demandé des Faveurs… et la Vie m’a offert des potentialités.
Je n’ai rien reçu de ce que j’avais demandé.

Mais j’ai reçu tout ce dont j’avais besoin.

Sur l'existence de Dieu...

Un homme entra dans un salon de coiffure pour se faire couper les cheveux et tailler la barbe, comme il avait l’habitude de le faire. Une fois installé confortablement, l’homme entama la conversation avec le barbier. Ensemble, les deux hommes discutaient de choses et d’autres, quand soudain ils abordèrent le sujet de l’existence de Dieu. Le barbier dit à l’homme :
– Ecoute, je ne crois pas que Dieu existe, comme tu le prétends.
– Pourquoi dis-tu cela ? répondit l’homme.
– Hé bien, c'est évident, tu n'as qu'à sortir dans la rue pour comprendre que Dieu n'existe pas. Dis-moi, si Dieu existait, y aurait-il tant de gens malades ? Y aurait-il tant d'enfants abandonnés ? Non, si Dieu existait, il n'y aurait ni souffrance ni peine. Je ne peux penser à un Dieu qui permette toutes ces choses !
Le client se tut un moment pour penser, mais ne voulut pas répondre pour éviter toute confrontation. Le barbier termina donc son travail en silence et le client sortit du salon. Dans la rue, il vit alors un homme avec de longs cheveux et une barbe hirsute. Il semblait bien qu'il était resté longtemps sans s’occuper de lui-même… il avait l'air si négligé ! Le client retourna promptement dans le salon et dit alors au barbier :
– Tu sais quoi ? Les barbiers n'existent pas !
– Comment ça, les barbiers n'existent pas ? Ne suis-je pas devant toi et ne suis-je pas barbier moi-même ?
– Non !, s'écria le client. Les barbiers n'existent pas, parce que s'ils existaient, il n'y aurait pas de gens aux longs cheveux et à la barbe hirsute, comme cet homme qui marche dans la rue.
– Ah ! Les barbiers existent ! Ce qui arrive, c'est que les gens ne viennent pas à moi
– Je suis content de te l’entendre dire ! affirma le client. Tu l’as suggéré toi-même : Dieu existe. Ce qui arrive, c'est que les gens ne vont pas vers Lui et ne Le cherchent pas… C'est pourquoi il y a tant de souffrance dans le monde.

(texte musulman)

mercredi 15 avril 2009

L'homme au chapeau brun

Un jour, un homme coiffé d'un chapeau brun, entra dans une église et prit place au premier rang. Lorsque les fidèles entonnèrent le premier cantique, l'un des marguilliers lui demanda aimablement d'enlever son couvre-chef.

"Non" répondit l'homme, je préfère le garder!"

Consternation dans l'église! Le plus ancien des marguilliers, appelé à la rescousse, pria l'homme de se découvrir, mais lui aussi essuya un refus. On fit venir le bedeau, sans succès. "J'ai le droit de garder mon chapeau, dit l'homme, et personne ne peut m'en empêcher!"

En désespoir de cause, le bedeau demanda à la présidente de l'association féminine d'essayer à son tour. Ce qu'elle fit... en vain! Après le service, le curé s'approcha de l'entêté et lui dit sur un ton le plus aimable:" Ce fut un grand plaisir de vous avoir parmis nous, ce matin. Vous êtes le bienvenu et vous pourrez venir régulièrement prier le Seigneur avec nous. Cependant, la coutume exige que les hommes se découvrent pendant toute la durée de la célébration. J'espère qu'à l'avenir, vous vous conformerez à cet usage."

Et l'homme au chapeau de répondre:"Merci beaucoup! C'est très gentil de m'accueillir ainsi. En fait, je fréquente votre église depuis trois ans, mais aujourd'hui, c'est la première fois que quelqu'un fait attention à moi. Grâce à mon chapeau, j'ai eu le plaisir de parler à plusieurs marguilliers, au bedeau, à madame la présidente et maintenant à vous-même, qui auparavant, aviez toujours l'air trop occupé pour m'adresser la parole. N'est-ce pas un vrai miracle?"

Les masques

Dans notre monde, il n'est pas facile d'être soi-même, à découvert, en se montrant tel qu'on est... Souvent la vie semble nous obliger à cacher notre vrai visage derrière un masque... Souvent on a l'impression que tout ce qui est en nous: nos sentiments, la pureté du regard, un geste d'amour, de tendresse, comme notre délicatesse et notre sensibilité, est considérée comme un faiblesse.

Souvent on a même tendance à se culpabiliser d'être à tel point... naïf et enfantin. Alors pour se protéger, on se crée des masques, qui présentent des attitudes différentes. Ainsi on se montre: fort, insensible, cynique s'il le faut ou indifférent, souvent ironique... cachant scrupuleusement les sentiments par peur de paraître ridicule! On agit ainsi, pensant "se faire accepter plus facilement par les autres". Pourtant en agissant de cette façon, on fausse complètement les relations avec les autres, qui, eux, se cachent peut-être aussi comme nous pour "survivre".

Dans cet état de choses on comprend combien il peut être difficile à un jeune d'approcher en tel monde, qui par son apparence extérieur peut l'épouvanter et lui faire peur. L'absurdité de cette situation est qu'en cachant notre vraie nature on se force à PARAÎTRE ce que l'on est pas, au lieu de TRANSPARAÎTRE ce qui est beau en nous, ce qui est NOUS.

Mais... rassurons-nous! Derrière ces masques, il n'est pas rare de trouver des coeurs qui battent et qui sont purs et vrais.

Pour nous sensibles, timides, le masque peut être utile un moment, avant de comprendre notre vraie beauté et cesser d'avoir peur. Un jour, nous choisirons de vivre pleinement ce que nous sommes en vérité.

Cela peut être l'une de nos plus grandes victoires...

"L'important n'est pas de PARAÎTRE, mais ÊTRE"...

Les habits du sage

Un Roi, ayant entendu parler d'un Sage dont l'enseignement était réputé dans la région, l'invita à dîner.

Le jour précédent l'invitation, le grand Maître se présenta au palais dans l'habit de mendiant qu'il portait parmi ses disciples. Personne ne fit attention à lui.

Il entra, mais n'eut pas même le temps d'arriver à la salle à manger : les pages du Roi, voyant ce mendiant souiller de sa présence le sol royal, le menèrent vers les cuisines où on lui offrit quelques restes.

Le Sage ne dit rien mais s'en alla comme il était venu.

Le lendemain, il revint chez le Roi, cette fois-ci vêtu de son plus beau punjabi traditionnel : on lui réserva une place d'honneur au milieu des convives de haut rang.

Mais dès que les pages apportèrent les plats, la réaction du Sage surprit tout le monde: il prit la nourriture dans ses mains et en fit une boule qu'il mit dans ses poches.

Le Roi choisit de ne rien dire mais alors qu'on apportait le dernier plat, le grand Maître plongea la main à l'intérieur et en retira une pleine poignée de riz qu'il répandit sur son manteau en disant:

« Tiens, c'est pour toi ».

Le Roi, n'y tenant plus lui lança:

« Serais-tu devenu fou, toi que l'on dit si sage ? »

Après un long silence, le Maître répondit:

« Je me suis présenté chez toi hier dans mon habit de mendiant et l'on m'a donné les restes comme à un chien. Aujourd'hui, j'arrive richement vêtu et on m'honore. C'est donc mon manteau que l'on invite, il est normal que ce soit lui qui se nourrisse. »

Sur quoi devons-nous juger autrui ? Sur les apparences ou sur ce qu'il est vraiment ?

Comme ce Roi, nous sommes trop souvent méfiants et victimes des préjugés de notre caste, de notre famille, de notre condition sociale.

Nous fermons notre cour et notre raison avant de connaître la personne en face.

Avant de juger, écoutons ce que les autres ont à nous dire: nous recueillerons peut-être des secrets très utiles... et s'ils n'ont que de mauvaises paroles, nous saurons alors quoi faire pour les éviter !

le paradis et l'enfer

Un vieux moine était assis sur le bord de la route, les yeux fermés, les jambes croisées, les mains posées sur les genoux. Il restait assis là, méditant profondément. Soudain, son zazen fut interrompu par la voix rauque et revendicatrice d'un chevalier.

- "Vieil homme! Dis-moi à quoi ressemblent le paradis et l'enfer!"

Sur le coup, le moine n'eut pas la moindre réaction. Mais peu à peu, il ouvrit les yeux, releva imperceptiblement les commissures de ses lèvres, comme pour sourire, tandis que le chevalier restait planté là, impatient, de plus en plus agité.

- "Tu désires connaître les secrets du paradis et de l'enfer?" demanda finalement le moine.

"Toi, avec ton allure négligée, avec tes bottes et tes vêtements couverts de boue. Avec tes cheveux ébouriffés, avec ta mauvaise haleine, avec ton épée rouillée et tordue. Toi qui es laid et dont la mère t'habille si drôlement, tu oses me demander de te parler du paradis et de l'enfer?"

Le chevalier jura vilainement. Il sortit son épée et la souleva au-dessus de sa tête. Son visage devint cramoisi et les veines de son cou se gonflèrent tandis qu'il s'apprêtait à couper la tête du moine.

- "Cela, c'est l'enfer", lui dit doucement le vieux moine, juste au moment où l'épée commençait à redescendre.

Le chevalier resta bouche bée de stupéfaction, de respect, de compassion et d'amour devant cet homme aimable qui avait risqué rien de moins que sa vie pour lui prodiguer cet enseignement. Il arrêta son épée à mi-chemin et ses yeux se remplirent de larmes de gratitude.

- "Et cela, c'est le paradis!", conclut le moine...

Un grain de café

Une jeune femme va chez sa mère et lui dit que sa vie est tellement difficile qu’elle ne sait pas si elle veut continuer. Elle veut abandonner, elle est fatiguée de se battre tout le temps. Il semble qu’aussitôt qu’un problème est réglé, un autre apparaît.

Sa mère l’amène à la cuisine. Elle remplit trois chaudrons d’eau et les place chacun sur la cuisinière à feu élevé.

Bientôt, l’eau commence à bouillir.

Dans le premier chaudron, elle place des carottes, dans le deuxième, elle met des oeufs et dans le troisième, elle met des grains de café moulus.

Elle les laisse bouillir sur le feu sans dire un mot. Après 20 minutes, elle retourne à la cuisinière, elle sort les carottes et les place dans un bol. Elle sort les oeufs et les place dans un bol. Puis elle verse le café dans une carafe.

Se tournant vers sa fille, elle dit: ¨Dis moi, que vois-tu?¨ ¨Des carottes,des oeufs et du café¨, répond sa fille.

La femme l’amène plus près et lui demande de toucher les carottes. La fille les touche et note qu’elles sont molles et souples. La mère lui demande alors de prendre un oeuf et de le briser. La fille enlève la coquille d’un oeuf et observe qu’il est cuit dur. Finalement, la mère lui demande de goûter au café.

La fille sourit comme elle goûte son arôme riche.

La fille demande alors:¨Qu’est-ce que ça veut dire, maman?¨ Sa mère explique que chaque objet a fait face à la même eau bouillante, mais que chacun réagit différement.

La carotte y est entrée forte, dure et solide. Mais après être passée dans l’eau bouillante, elle a ramollie et est devenue faible.

L’oeuf était fragile avec l’intérieur fluide. Mais après être passé dans l’eau bouillante,son intérieur est devenu dur.

Les grains de café moulus ont réagi de façon unique. Après avoir été dans l’eau bouillante, ils ont changé l’eau.

¨Lequel es-tu?¨demande la mère à sa fille. ¨Lorsque l’adversité frappe à ta porte, comment réponds-tu? Es-tu une carotte ,un oeuf ou un grain de café? Penses-y?

¨Suis-je la carotte qui semble forte mais qui, dans la douleur et l’adversité, devient molle et perd sa force?

Suis-je un oeuf qui commence avec un coeur malléable mais change avec les problèmes? Ai-je un esprit fluide qui devient dur et inflexible dans la douleur? Est-ce que ma coquille ne change pas mais mon intérieur devient un coeur dur?

Ou suis-je comme un grain de café? Le grain change l’eau, il change la source de sa douleur. Lorsque l’eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu es comme le grain de café, tu deviens meilleur et tu changes la situation autour de toi lorsque les choses sont à leur pire.¨

Comment réagissez-vous face à l’adversité? Comme une carotte, un oeuf ou un grain de café?

En tout cas chose certaine, vous ne regarderez plus jamais une tasse de café de la même façon.

vendredi 10 avril 2009

Difficile !

Qu’est-ce que la vie?
Une saloperie parmi tant d’autres?
Que fait-on ici bas?
Croire en Dieu, difficile.
Croire en rien, difficile.
Croire en soi ? Encore plus difficile
Alors, que faire!
Que faire quand on est ignorant,
quand on ne sait rien, rien, rien...?

lundi 30 mars 2009

Lettre de Jésus

Cher ami, comment vas-tu ?
Il fallait que je t’envoie ce mot pour te dire combien je t’aime et je me soucie de toi.
Je t’ai vu hier quand tu parlais à tes amis. J’ai attendu toute la journée en espérant que tu me parlerais aussi. Quand vint le soir, je te donnai un coucher de soleil pour terminer la journée et une brise fraîche pour te reposer et j’attendis… tu n’es jamais venu… oh ! Oui, ça m’a fait mal, mais je t’aime quand même parce que je suis ton ami.
La nuit dernière, je t’ai vu t’endormir et j’ai désiré toucher ton front. Alors, j’ai répandu un rayon de lune sur ton oreiller et ton visage…
j’attendis encore, voulant venir près de toi pour te parler. J’ai tellement de présents pour toi.
Tu te réveillas tard et partis précipitamment pour travailler…mes larmes étaient dans la pluie…
Aujourd’hui, tu as l’air tellement triste, tellement seul, ça me brise le coeur parce que je comprends : mes amis aussi m’ont laissé tomber et m’ont abandonné très souvent. – Mais, J’aime !
J’essaie de te le dire par le ciel bleu et par la tendre herbe verte. Je le murmure dans les feuilles des arbres et le transcris dans les couleurs des fleurs. Je te le crie dans les ruisseaux des montagnes et je donne aux oiseaux des chansons d’amour à chanter. Je t’habille de la chaleur du soleil et aromatise l’air du parfum de la nature.
Mon amour pour toi est plus profond que l’océan et plus grand que le plus grand désir ou besoin dans ta tête. Oh ! si seulement tu savais comme je veux te parler et marcher avec toi ! Nous pourrions y consacrer une éternité ensemble au Paradis !
Je sais que c’est difficile sur cette Terre – je le sais vraiment !
Je veux que tu rencontres mon Père ; Lui aussi veut t’aider.
Appelle-moi… demande-moi… parle-moi. Oh ! s’il te plaît, ne m’oublie pas, j’ai tellement de choses à partager avec toi.
Mais, vois-tu, je ne m’imposerai pas, tu es libre de me garder. C’est ta décision. Je t’ai choisi à cause de cela, j’attendrai… parce que je t’aime

Ton Ami, Jésus

La révolution des silencieux

Nous paraissons bien petits face à la puissance gigantesque des multinationales, face aux pouvoirs politiques, économiques et financiers qui dirigent ce monde, face à tous ceux qui font et défont les choses pour leurs propres profits.
Et pourtant... Et pourtant... Nous, petits consommateurs, qui sommes si insignifiants, avons un pouvoir extraordinaire :

- celui d'acheter ou non tel ou tel produit,
- celui de nourrir de notre argent ou non telle ou telle entreprise,
- celui de cautionner ou non tel ou tel entrepreneur.
Nous avons la possibilité de choisir à qui nous donnons notre argent... et de là, à qui nous donnons du pouvoir économique et financier... qui nous pérennisons.

ENSEMBLE, CHACUN DANS SON COIN,
SANS TAMBOUR NI TROMPETTE, SANS FOURCHE NI CANON,
FAISONS LA REVOLUTION DES SILENCIEUX
1) Si nous voulons une terre saine et dépolluée, donnons notre argent-pouvoir à ceux qui respectent la planète et voient les choses à long terme, dans une dynamique de développement durable, à ceux dont on sait ce qu'ils font, et comment ils le font.
2) Si nous ne voulons plus de drogues, de mafias et d'argent sale, donnons notre argent-pouvoir aux gens, aux entreprises, aux banques et aux institutions financières qui fonctionnent avec des choix éthiques, dans la transparence et le respect reconnus.
3) Si nous ne voulons plus des guerres, cessons d'engrosser de notre argent les gens et les entreprises qui directement ou indirectement travaillent pour l'industrie des armes.
4) Etc... Etc... Chaque centime compte, chaque euro qui sort du système des pouvoirs sans lendemains, pour nourrir les entreprises, les paysans ou les artisans qui respectent les Hommes et la Nature, est important. Ensemble, comme les gouttes qui, se réunissant, finissent par faire les rivières et les fleuves, puis les océans, faisons la REVOLUTION DES SILENCIEUX ! !
Devenons des consommateurs conscients et attentifs, informés et informants, et surtout, prêts à perdre du pouvoir d'achat pour cette cause noble et juste ! Le pouvoir d'achat est le piège par lequel nous devenons dépendants des systèmes de pouvoirs pour qui le seul profit à court terme compte... sans autre considération ! Servons-nous de l'expérience de ceux qui payent en milliers de morts les conséquences des cascades d'actions, à tous les niveaux, où les seules visions sont les profits uniquement personnels ! N'attendons pas que cela nous arrive ! N'attendons pas d'être des millions à mourir des diverses pollutions et aveuglements ou laxisme pour devenir conscients,
AGISSONS ! Diffuser cet appel à volonté, puis distribuer ou envoyer à 1,10,20,...100...1000... personnes. Passons-nous le mot afin d'être ainsi engagés et unis comme un seul homme ! Car si cette révolution appartient à tous, elle est avant tout affaire de RESPONSABILITE et d'ENGAGEMENT INDIVIDUELS. N'attendons personne pour agir ! Mobilisons-nous individuellement pour tout !
L'auteur n'est pas important, seule l'action compte : c'est pourquoi cet appel n'est pas signé.

Amitié, amitié ...

" Beaucoup de gens vont entrer et sortir de votre vie,
Mais seuls les vrais amis laisseront leur empreinte dans votre coeur.
Pour savoir comment vous y prendre avec vous-même, utilisez votre tête,
Mais pour savoir comment vous y prendre avec les autres, utilisez votre coeur.
Si quelqu'un vous trahit une fois, c'est de sa faute,
S'il vous trahit deux fois, c'est de votre faute.
Les grands esprits parlent d'idées,
Les esprits moyens parlent des évènements,
Les esprits petits parlent des gens.
Celui qui perd de l'argent perd beaucoup;
Celui qui perd un ami perd beaucoup plus;
Celui qui perd la foi, perd tout. "

Eleanor Roosevelt

Comment tailler sa pierre brute

"Voici un petit poème, qui est millénaire et qui nous vient d'Orient :
Si tu veux rétablir l'ordre dans le monde, tu dois d'abord rétablir l'ordre dans ton pays.
Si tu veux rétablir l'ordre dans ton pays, tu dois d'abord rétablir l'ordre dans les provinces.
Si tu veux rétablir l'ordre dans les provinces, tu dois d'abord rétablir l'ordre dans les villes.
Si tu veux rétablir l'ordre dans les villes, tu dois d'abord rétablir l'ordre dans les familles.
Si tu veux rétablir l'ordre dans les familles, tu dois d'abord rétablir l'ordre dans ta famille.
Si tu veux rétablir l'ordre dans ta famille, tu dois d'abord rétablir l'ordre en toi-même.
Moralité : tout changement doit commencer par soi-même.
Tout le monde est d'accord à ce sujet, mais c'est bien plus facile de demander aux autres de changer.
Ne nous préoccupons pas des autres. Ce qui est important, c'est de changer ce monde et pour ce faire, ce qui doit changer, c'est chacun d'entre nous."

dimanche 29 mars 2009

La grenouille chauffée

" Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille.

Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.

La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant. L'eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite.

Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte ".

Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons. Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.

AU NOM DU PROGRÈS et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l'intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.

Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire dramatiques.

Le gavage permanent d'informations de la part des médias sature les cerveaux qui n'arrivent plus à faire la part des choses...

Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, c'était pour demain. Là, C'EST POUR AUJOURD'HUI.

Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard ".

La mauvaise foi

Quand lui n'achève pas son travail,
je me dis, il est paresseux.
Quand moi, je n'achève pas mon travail,
c'est que je suis trop occupé, trop surchargé.
Quand lui parle de quelqu'un, c'est de la médisance.
Quand je le fais,
c'est de la critique constructive.

Quand lui tient à son point de vue,
c'est un entêté.
Quand moi je tiens à mon point de vue,
c'est de la fermeté.

Quand lui prend du temps pour faire quelque chose,
il est lent.
Quand moi je prends du temps pour faire quelque chose,
je suis soigneux.

Quand lui est aimable,
il doit avoir une idée derrière la tête.
Quand moi je suis aimable,
je suis vertueux.

Quand lui est rapide pour faire quelque chose,
il bâcle.
Quand moi je suis rapide pour faire quelque chose,
je suis habile.

Quand lui fait quelque chose sans qu'on le lui dise,
il s'occupe de ce qui ne le regarde pas.
Quand moi je fais quelque chose sans qu'on me le dise,
je prends des initiatives.

Quand lui défend ses droits,
c'est un mauvais esprit.
Quand moi je défends mes droits,
je montre du caractère.

Pierre Descouvemont

Règles pour être(s) humain(s)

Un corps t’a été donné. Tu peux l’aimer ou le détester, mais ce sera le tien pour toute la durée de cette vie.

Tu vas apprendre des leçons. Tu es inscrit(e) dans une école informelle à plein temps appelée "Vie ". Chaque jour tu auras l’occasion d’apprendre des leçons dans cette école. Tu pourras aimer les leçons, ou penser qu’elles sont idiotes ou sans pertinence.

Il n’y a pas de fautes, seulement des leçons. La croissance est un processus d’essai et erreur : l’expérimentation. Les expériences " ratées " font tout autant part du processus que celles qui réussissent.

Une leçon sera répétée jusqu’à ce quelle soit apprise. Une leçon te sera présentée sous diverses formes, jusqu’à ce que tu l’apprennes. Quand tu l’auras apprise, tu pourras passer à la leçon suivante.

Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n’y a pas de partie de "Vie" qui ne contienne de leçon. Si tu es en vie, il y a des leçons à apprendre.

" Ailleurs " n’est pas meilleur qu’ " ici ". Quand ton " ailleurs " est devenu " ici ", tu obtiens à nouveau un autre " ailleurs " qui a son tour te semblera meilleur qu’ " ici ".

Les autres sont essentiellement des miroirs de toi-même. Tu ne peux aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que tu aimes ou que tu détestes en toi.

Ce que tu fais de ta " Vie " dépend de toi. Tu as tous les outils, toutes les ressources dont tu as besoin. Ce que tu en fais dépend de toi. Le choix t’appartient.

Tes réponses sont en toi. Les réponses aux questions de la " Vie " sont en toi. Tout ce qu’il te faut, c’est regarder, écouter et faire confiance.

A mesure que tu t’ouvres à cette confiance, tu te souviendras de plus en plus de tout ceci.

mercredi 11 mars 2009

4O jours !

Quarante jours pour faire le tri, pour se délester de ce qui est inutile comme lorsqu’il faut traverser un désert,

Quarante jours pour ne plus se contenter de « juste ce qu’il faut », pour sortir du strict minimum,

Quarante jours pour éduquer le coeur et aimer, apprendre à aimer d’une façon neuve, à la manière des premiers jours, pour éduquer l’esprit, l’arracher à ses obsessions, ses idées reçues, et l’ouvrir à la nouveauté, pour éduquer le regard et dépasser l’usure et à travers l’écran des masques et des apparences,

Quarante jours pour marcher à un autre rythme, pour changer de style, pour faire le ménage, pour se purifier,

Quarante jours pour regarder les autres, pour regarder Dieu, pour écouter la Parole du Christ et la laisser faire son oeuvre de redressement au secret de nos désirs,

Quarante jours pour être transfiguré,

Quarante jours pour grandir avec l’Evangile,

Quarante jours pour apprendre à vivre !

Charles Singer

Je voudrais avoir...

« Je voudrais avoir… »
Les yeux du Christ pour voir le monde en sa totalité, pour voir les faits et gestes des personnes de façon réelle, sans permettre que pénètrent, par les yeux, les mauvais jugements et le mal.
Les oreilles du Christ pour écouter les sentiments les plus profonds des coeurs humains, leurs désirs de bonheur et de paix, pour écouter le cri de douleur des hommes, pour pouvoir y répondre par des gestes d’amour et d’accueil.
La voix du Christ pour communiquer les beautés les plus profondes de la vie et de la vérité que j’ai découvertes ; voix qui sera entendue par des multitudes de gens assoiffés de paroles vraies, de paroles de vie.
Le coeur du Christ pour, en lui, contenir toute l’humanité ; un coeur qui aime et accepte d’être aimé ; un coeur sans conflit parce qu’il bat pour une seule cause et qu’il sait la raison de chaque battement.
Les mains du Christ pour relever ceux qui sont tombés, pour saluer avec joie le frère qui arrive ; des mains qui construisent, dans la vie une maison d’éternité.
Les gestes du Christ pour n’écarter personne ; des gestes d’accueil et de joie, des gestes qui communiquent confiance et pardon.
Tout cela et plus encore, être tout ce qu’est le Christ : comme Lui aider, aimer mes frères que je rencontre tous les jours, et ceux depassage.
C’est pour cela que je suis fait, que tous les hommes sont faits et appelés.

W. Joso Miss Novem

Nous vivons Seigneur

Nous vivons, Seigneur
dans un monde fermé à double tour
verrouillé par des milliers, des millions de clés.
Chacun a les siennes :
celles de la maison et celles de la voiture,
celles de son bureau et celles de son coffre.
Et comme si ce n'était rien que tout cet attirail,
nous cherchons sans cesse une autre clé :
clé de la réussite ou clé du bonheur
clé du pouvoir ou clé des songes...
Toi, Seigneur qui as ouvert les yeux des aveugles et les oreilles des sourds,
donne-nous aujourd'hui la seule clé qui nous manque :
celle qui ne verrouille pas, mais libère ;
celle qui ne renferme pas nos trésors périssables,
mais livre passage à ton amour ;

celle que tu as confiée aux mains fragiles de ton Eglise :
la clé de ton Royaume.

François Séjourné

mercredi 28 janvier 2009

Batisseurs de pont

Voici l'histoire de deux frères qui s'aimaient beaucoup et vivaient en parfaite harmonie dans leur ferme jusqu'au jour où un conflit éclata entre eux.

Les deux frères vivaient du travail de leurs champs. Ils cultivaient ensemble et récoltaient ensemble. Ils avaient tout en commun. Tout commença par un malheureux malentendu entre eux. Mais peu à peu, le fossé se creusa jusqu'au jour où il y eut une vive discussion puis un silence douloureux qui dura plusieurs semaines.

Un jour quelqu'un frappa à la porte du frère aîné. C'était un homme à tout faire qui cherchait du travail. Quelques réparations à faire… - Oui, lui répondit-il, j'ai du travail pour toi. Tu vois, de l'autre côté du ruisseau vit mon frère cadet. Il y a quelques semaines, il m'a offensé gravement et nos rapports se sont brisés. Je vais lui montrer que je peux aussi me venger. Tu vois ces pierres à côté de ma maison ? Je voudrais que tu en construises un mur de deux mètres de haut, car je ne veux plus le voir.

L'homme répondit : - Je crois que je comprends la situation.

L'homme aida son visiteur à réunir tout le matériel de travail puis il partit en voyage le laissant seul pendant toute une semaine.

Quelques jours plus tard, lorsqu'il revint de la ville, l'homme à tout faire avait déjà terminé son travail. Mais quelle surprise ! Au lieu d'un mur de deux mètres de haut, il y avait un pont. Précisément à ce moment, le frère cadet sortit de sa maison et courut vers son aîné en s'exclamant : - Tu es vraiment formidable ! Construire un pont alors que nous étions si fâchés ! Je suis fier de toi !

Pendant que les deux frères fêtaient leur réconciliation, l'homme à tout faire ramassa ses outils pour partir. - Non, attends ! lui dirent-ils. Il y a ici du travail pour toi.

Mais il répondit : - Je voudrais bien rester, mais j'ai encore d'autres ponts à construire…

L'homme et l'oiseau

Un homme captura un jour un serin. L’oiseau, si petit qu’il tenait dans la paume de sa main, tenta de négocier sa liberté en ces termes : - Qu’attends-tu donc de moi ? dit-il. Je suis si petit, si maigre, je n’ai que la peau sur les os ! Rends-moi la liberté ! En échange, je te dirai trois vérités très utiles. - Soit, dit l’homme. Mais comment pourrai-je savoir si tes vérités sont utiles pour moi ? - C’est très simple, répondit le serin. Je te dirai la première vérité lorsque je serai encore dans ta main. Je te dirai la seconde lorsque je serai sur la branche de cet arbre ; ainsi, tu auras encore le pouvoir de me rattraper si cette vérité ne te convient pas. Enfin, je te dirai la troisième, la plus importante, lorsque je serai là-haut dans le ciel. - D’accord, dit l’homme. Dis-moi la première vérité. - La voici : si tu perds quelque chose, s’agirait-il de ta propre vie, tu ne dois pas le regretter.

Voilà une vérité profonde, pensa l’homme : le non-attachement aux formes extérieures, en effet, est le secret de la vraie liberté. Et il ouvrit la main. L’oiseau s’envola sur la branche, d’où il proféra sa deuxième vérité : - Si on te raconte une absurdité, n’y crois sous aucun prétexte avant d’en avoir eu la preuve ! - Très bien, dit l’homme, tu es beaucoup plus sage que ne le laissait prévoir ton minuscule crâne d’oiseau : l’être humain, en effet, est naturellement attiré par le mensonge et l’illusion, nés de sa convoitise ! Mais quelle est donc la troisième vérité ? - C’est, lui répondit le serin qui planait désormais dans les hauteurs du ciel, que j’ai dans l’estomac, deux diamants gros chacun comme un de tes poings. Si tu m’avais tué, ta fortune était faite !

Fou de rage, l’homme tenta de jeter des pierres au serin. Puis, s’accusant, maudissant sa stupidité, il se mit à pleurer sur son sort.

- Imbécile ! s’exclama l’oiseau. Je t’ai dit de ne jamais regretter aucune chose, et tu regrettes déjà de m’avoir libéré ! Je t’ai dit de ne jamais croire une absurdité, et tu m’as cru lorsque j’ai prétendu, moi qui tiens dans la paume de ta main, avoir avalé deux diamants gros comme tes poings ! En raison de ta convoitise et de ton aveuglement, tu ne pourras jamais voler dans le ciel comme moi !

Les temps changent

Nous avons des édifices plus haut mais de moins belles vues, gagnons beaucoup plus, mais en avons moins, avons de plus grandes maisons mais de plus petites familles, plus d'appareils ménagers mais moins de temps, plus de diplômes mais moins de bon sens, plus de savoir, moins de jugement, plus d'experts, plus de problèmes, plus de médecins, moins de soins, plus de remèdes mais plus de maladies.

Nous avons multiplié nos possessions mais réduit nos valeurs, avons réussi dans la vie mais pas notre vie, avons ajouté des années à la vie mais pas de vie aux années, allons sur la lune mais incapable de parler à nos voisins, planifions beaucoup sans accomplir beaucoup, apprenons à nous dépêcher mais sommes jamais patients, avons des revenus plus hauts mais le moral plus bas.

C'est le temps des “fast food” et des digestions lentes, des hommes plus grands mais des caractères plus faibles, des loisirs plus nombreux avec moins de plaisir, des belles maisons mais des foyers brisés.

C'est le temps des voyages éclairs, des aventures d'un soir, des pilules pour rire ou pour s'endormir, des bébés éprouvettes, des clônages et des opérations d'un jour.

C'est le temps du progrès !

La pierre dans le sable

Un petit garçon passe son samedi matin à jouer dans son grand bac à sable. Avec sa pelle rouge, il crée des routes et des tunnels pour ses petites voitures et ses camions. Soudain, au milieu du sable, il découvre une grosse pierre. Il creuse autour et avec bien du mal, roule la pierre jusqu'au bord de son carré. Il essaye de soulever la pierre pour la sortir du carré, Mais les bords sont assez hauts et il n'y arrive pas. A chaque fois, elle retombe dans son carré. Il pousse, grogne, lutte, se fait mal aux doigts mais comme récompense, La pierre retombe toujours dans son carré de sable. Alors il éclate en sanglots.

Son Père qui l'observe s'approche et lui dit doucement mais fermement : Mon garçon, pourquoi n'as-tu pas utilisé toute la force disponible Que tu possèdes pour te sortir de ce problème ? Le Garçon en sanglots lui dit Mais papa, je l'ai fait ! j'ai utilisé toute la force que j'ai ! Alors le père lui dit : Tu n'as pas utilisé toute la force que tu possèdes, Car tu ne m'as pas demandé de l'enlever Et aussitôt, il saisit la pierre et la retire du carré de sable.

Et vous ? N'êtes-vous pas parfois comme ce petit garçon ? Avez-vous “une pierre” “un fardeau” “un problème” dans votre vie qui doit être retiré ? Perdez-vous toute votre énergie à essayer de l'en sortir seul en vain ? N'oubliez-pas. Il y a toujours quelqu'un près de vous qui peut vous aider à vous en sortir ! Et n'oubliez pas de le demander. Il y aura toujours quelqu'un pour vous aider

Le vrai amour

C'était un matin occupé, environ 8h30, quand un homme d'un certain âge dans les 80 est arrivé pour faire enlever les points de suture de son pouce. Il dit qu'il était pressé car il avait un rendez-vous à 9h00. J'ai pris ses signes vitaux et lui dit de s'asseoir sachant que ça ne prendrait plus d'une heure avant que quelqu'un puisse s'occuper de lui. Je le voyais regarder sa montre et j'ai décidé puisque je n'étais pas occupé avec un autre patient, d'évaluer sa blessure.

En l'examinant, j'ai vu que ça cicatrisait bien, alors j'ai parlé à un des docteurs, j'ai pris les choses nécessaires pour enlever ses points et soulager sa blessure. Pendant que je m'occupais de sa blessure, je lui ai demandé s'il avait un rendez-vous avec un autre médecin ce matin, parce qu'il était pressé.

L'homme me dit non, qu'il devait aller dans une maison de santé pour déjeuner avec sa femme. Je me suis informé de sa santé. Il m'a dit qu'elle était là depuis quelque temps et qu'elle était victime de la maladie d'Alzheimer. Comme nous parlions, j'ai demandé si elle serait contrariée si il était en retard.

Il a répondu qu'elle ne savait plus qui il était, qu'elle ne le reconnaissait plus depuis 5 ans. J'étais surprise et je lui ai demandé : “Et vous y allez encore tous les matins, même si elle ne sait pas qui vous êtes?” Il souriait en me tapotant la main et dit : “Elle ne me reconnaît pas, mais je sais encore qui elle est.”

J'ai dû retenir mes larmes quand il m'a quitté, j'avais la chair de poule sur le bras, et je pensais que c'était le genre d'amour que je veux dans ma vie.

Le vrai amour, ni physique ni romantique. Le vrai amour est l'acceptation de tout ce qui est, a été, sera et ne sera pas.

La chose la plus importante

Aux Olympiades des handicapés, à Seattle, 9 athlètes, tous handicapés mentaux ou physiques, étaient sur la ligne de départ pour la course de 100 m. Au signalement du starter, la course commença. Tous ne courraient pas mais tous avaient le désir de participer et de gagner.

Ils couraient par 3, un garçon tomba sur la piste, fit quelques tonneaux et commença à pleurer. Les 8 autres l’entendirent pleurer. Ils ralentirent et regardèrent en arrière. Ils s’arrêtèrent et rebroussèrent chemin… Tous…

Une fille avec le syndrome de Down s’assis à côté de lui, commença à le caresser et lui demanda : “Ca va mieux maintenant ?” Alors, tous les 9 se prirent par les épaules et marchèrent ensemble vers la ligne d'arrivée.

Le stade entier se leva et applaudit. Et les applaudissements durèrent très longtemps…

Les personnes qui l’ont vu en parlent encore. Pourquoi ? Parce qu’au fond de nous, nous savons tous que la chose la plus importante dans la vie est bien plus que de gagner pour soi.

La chose la plus importante dans cette vie, c’est d’aider les autres à gagner. Même si cela implique ralentir et modifier notre course.

Alors, aujourd'hui, qui pourrais-tu aider à gagner ?

Stratégie...

On raconte qu'un aveugle était assis sur un trottoir, avec un chapeau à ses pieds et un bout de carton sur lequel on pouvait lire : “SVP, AIDEZ-MOI, JE SUIS AVEUGLE”. Un créatif dans la publicité, qui passait devant lui, s'arrêta et constata le peu de pièces qu'il avait récoltées. Sans lui demander la permission, il prit le panneau, le retourna, prit une craie et y nota une autre annonce. Il remit le carton sur les pieds de l'aveugle et s'en alla.

Dans l'après-midi, le créatif repassa devant l'aveugle et constata que son chapeau était beaucoup plus rempli.

L'aveugle reconnut ses pas et lui demanda ce qu'il avait inscrit sur son panneau. Le publicitaire lui répondit : - Rien de plus vrai que votre annonce, mais avec d'autres mots. Il sourit et poursuivit son chemin.

La nouvelle annonce disait : “AUJOURD'HUI, C'EST LE PRINTEMPS ET JE NE PEUX PAS LE VOIR”.

Changeons de stratégie lorsque les choses n'iront pas et nous verrons que les choses peuvent changer.

Au fond de la tasse

Il arrive qu’on ne trouve pas son thé très bon. La cause, on la découvre en arrivant au fond de la tasse : le sucre. Il y était. Mais justement, il était au fond. Il aurait fallu remuer !

Peut-être ce qui manque à nos vies est aussi resté au fond. Notre vie n’a pas la saveur qu’elle pourrait avoir parce que nous n’avons pas l’idée d’aller au fond des choses, ou parce que nous ne le voulons pas. Le progrès nous comble de ses biens et nous fait vivre dans un confort incroyable. Pourtant notre civilisation a un drôle de goût… Nous faisons la grimace, comme pour le thé sans sucre…

Si on essayait de remuer la vie, doucement, jusqu’à ce que les secrets de Dieu montent un peu dans nos journées …

Le grillon

Un amérindien et son ami, en visite au centre ville de New York, marchaient près de Times Square dans Manhattan. C'était durant l'heure du lunch et les rues étaient bondées de monde. Les autos klaxonnaient de plus belle, les autos taxi faissaient crisser leurs pneus sur les coins de rue, les sirènes hurlaient et les bruits de la ville rendaient presque sourd. Soudain, l'amérindien dit, “j'entends un grillon.” Son ami répondit, “Quoi? Tu dois être fou. Tu ne pourrais jamais entendre un grillon au milieu de tout ce vacarme!”

“Non, j'en suis sûr,” dit l'amérindien, “j'entends un grillon.”
“C'est fou,” dit l'ami.

L'amérindien écouta attentivement pendant un moment, puis traversa la rue jusqu'à un gros planteur en ciment où poussaient quelques arbustes. Il regarda à l'intérieur des arbustes, sous les branches et avec assurance il localisa un petit grillon. Son ami était complètement stupéfait. “C'est incroyable,” dit son ami. “Tu dois avoir des oreilles super-humaines !”

“Non,” répondit l'amérindien. “Mes oreilles ne sont pas différentes des tiennes. Tout ça dépend de ce que tu cherches à entendre.” “Mais ça ne se peut pas !” dit l'ami. “Je ne pourrais jamais entendre un grillon dans ce bruit.” “Oui, c'est vrai,” repliqua l'amérindien. “Ça dépend de ce qui est vraiment important pour toi. Tiens, laisse-moi te le démontrer.”

Il fouilla dans sa poche, en retira quelques sous et discrètement les jeta sur le trottoir. Et alors, malgré le bruit de la rue bondée de monde retentissant encore dans leurs oreilles, ils remarquèrent que toutes les têtes, jusqu'à une distance de sept mêtres d'eux, se tournaient et regardaient pour voir si la monnaie qui tintait sur le pavement était la leur “Tu vois ce que je veux dire?” demanda l'amérindien. “Tout ça dépend de ce qui est important pour toi.”

samedi 24 janvier 2009

Tu peux leur dire qu'ils se trompent !

Petit, tu veux savoir ce que c’est prier ?
Écoute.

Prier , c’est aller à la rencontre du Roi.
Évidemment , le Roi habite un château.
Mais ce Roi-là, il possède beaucoup de châteaux . Ses châteaux ne sont pas plantés dans les nuages comme dans les contes de fées , ils sont bâtis sur la terre .
Je vais te dire un secret, ce n’est pas un vrai secret , car il est écrit dans le Livre ... mais les hommes aujourd’hui ne lisent plus le Livre. Le Roi aime les hommes.Il les aime tellement que pour être plus près d’eux , il a bâti un château dans le cœur de chacun d’eux . Ce qui est pratique , c’est que le Roi habite tous les châteaux à la fois .Ainsi tu es sûr de ne pas le manquer .

Pour entrer dans le château , tu dois franchir la porte. Certains passent par les fenêtres , ce sont des "mal élevés", mais le Roi est tellement bon qu’il reçoit aussi bien les "mal élevés" que les "bien élevés". On dit même que les mal élevés , ça l’amuse davantage. Il rit et leur dit : vous êtes des drôles d’acrobates , et il les embrasse plus fort que les autres . Mais toi tu es bien élevé et tu passeras par la porte , par une des portes , car il y en a plusieurs .

Pour parvenir au château , qui est bâti dans ton cœur , au centre de ton cœur , tu peux prendre la porte de ton corps . Il y a beaucoup d’hommes qui l’empruntent.Ils mettent leurs corps à genoux mais ça , c’est un peu dépassé ; ils le couchent à plat ventre , par terre ; ils le mettent sur leur derrière .Avec une moquette en dessous c’est plus doux . Ils prennent tout un tas de poses très drôles et restent immobiles , silencieux . Après un long moment ils disent qu’ils ont rencontré le Roi .

Tu peux leur dire qu’ils se trompent .Ils ne sont qu’ à la porte de leur corps .Le Roi est très touché de leurs efforts , mais il les attend beaucoup plus loin à l’intérieur du château.

Pour parvenir au château qui est bâti dans ton cœur , au centre de ton cœur , tu peux aussi prendre la porte de tes émotions . Tu sais les émotions , c’est quand tu es content partout , à l’intérieur , parce que tu regardes quelque chose de beau , parce qu’on est gentil avec toi , parce que tu aimes quelqu’un qui est là près de toi... Il y a beaucoup d’hommes qui passent par cette porte .Pour être très contents à l’intérieur , ces hommes-là , souvent , se rassemblent dans une belle pièce , ils allument des bougies . Si les bougies sont en couleur on est plus content.Ils regardent un tableau .Ils appellent ce tableau d’un drôle de nom , "icône" :ça vient souvent de Russie .Ils se prennent par la main , ou par le cou. Par le cou on est plus content que par la main .Il y en a qui chantent,qui parlent .Certains parlent tellement qu’ils ne peuvent plus s’arrêter de parler . Ils disent des paroles très belles et quelquefois des paroles qu’on ne comprend pas. Alors ceux qui comprennent expliquent à ceux qui ne comprennent pas .Bref , ils sont tous très gentils et très contents , à l’intérieur ; ils sourient beaucoup et disent :"On a rencontré le Roi" !

Tu peux leur dire qu’ils se trompent.Ils ne sont qu’à la porte de leurs émotions .Le Roi est très touché de leurs efforts , mais ils les attend beaucoup plus loin à l’intérieur du château.

Pour parvenir au château qui est bâti dans ton cœur , au centre de ton cœur , tu peux également prendre la porte de ton esprit . Beaucoup d’hommes pénètrent par cette porte.Ils lisent un livre.Ils trouvent des idées dans le livre, alors ils ferment les yeux pour regarder les idées .Parce que ce n’est pas avec les yeux du corps qu’on regarde les idées , mais avec d’autres yeux qui sont à l’intérieur .Des yeux spécialisés pour voir les idées . Quand les idées sont usées, ils ouvrent le livre pour en trouver d’autres. Les plus intelligents trouvent des idées tout seuls.De belles idées.Uniquement des idées sur le Roi.Les autres , ils les chassent. Avec leur esprit , ils tournent et retournent leurs belles idées dans leurs têtes .Certaines sont tellement belles qu’ils restent longtemps à les regarder , et quand ils rouvrent les yeux , ils disent :" Nous avons rencontré le Roi !"

Tu peux leur dire qu’ils se trompent.Ils ne sont qu’à la porte de leur esprit.Le Roi est très touché de leurs efforts , mais il les attend beaucoup plus loin à l’intérieur du château.

Tu comprends mon petit ,une porte, c’est fait pour entrer .Si tu restes à la porte , tu ne pénétreras jamais dans le château, et tu ne rencontreras pas le Roi , car le Roi habite tout au fond du château.

Si tu décides d’entrer, "ferme la porte" dit le Livre.Car une porte , c’est fait pour être fermée derrière soi.

Écoute, mon petit ,veux-tu vraiment continuer ton chemin ? Veux-tu vraiment marcher à la rencontre du Roi ? C’est difficile tu sais , car lorsque tu auras fermé la porte , tu ne verras plus que la nuit. Tu n’entendras plus que le silence .
Beaucoup d’hommes ne peuvent pas le supporter .
Ils se disent :"Nous nous sommes trompés !.Nous perdons notre temps !.Il n’y a personne ici ", et ils se dépêchent de ressortir pour emprunter une autre porte .

Dis-leur qu’ils se trompent. Derrière toutes les portes , il n’y a que la nuit et le silence ....

Beaucoup d’hommes restent ainsi aux portes du château..... !

Toi mon petit, tu es courageux et TU CROIS .
Tu crois que le Roi est là dans le château .
Tu crois qu’il t’attend .
Tu crois qu’il t’aime parce qu’il l’a dit.
Alors marche , marche, marche encore.Ne crains rien.
Si tu crois l’Esprit du Roi viendra te chercher .Il te conduira par la main et un jour il te dira : c’est là .

Toi , petit enfant , tu ne verras rien , tu n’entendras rien , tu ne sentiras rien ......mais tu diras avec les lèvres de ton coeur , je crois , je crois , je crois dans le silence et la nuit .

Alors tu sauras que le Roi est là , et il te donnera un baiser .

Ce baiser-là mon petit , je ne peux pas t’en parler .Je peux seulement te dire que tu t’en souviendras....

toujours.

Michel Quoist

C'est lui

Le réveil sonne à 6h45.
Il fait nuit.

Quelquefois, quelques rêves interrompus, ou quelques soucis t’embrûment lorsque tu fais le petit déjeuner, sous la lumière, dans la cuisine.

Quelquefois, durant quelque secondes, tu te se sens las.

En s’habillant le matin, ce sont nos rudes vêtement d’humanité qu’il faut revêtir, alors que la nuit nous protégeait si bien !

Mais peu à peu, avec les gestes quotidiens, après le petit déjeuner, les tendresses échangées ou pensées (selon qu’on est seul, ou en famille), une fois dans la voiture, dans la rue ou dans le métro, d’un seul coup, c’est la joie.

Rien ne pouvait la laisser prévoir : il fait gris, les gens sont endormis sous le néon du wagon, au café du coin ou tu passes en coup de vent...

mais une sorte de sourire intérieur pointe.

C’est Lui.

samedi 17 janvier 2009

Moi, j'appelle, dit Dieu.

On me dit que mes enfants, les hommes, ont des problèmes d'emploi.
Moi, j'appelle, dit Dieu.
J'embauche tout le temps, je suis sur la place pour embaucher dès 6H00 du matin.
J'y suis à 9H00, j'y suis à 14H00.
J'y suis encore à 5H00 du soir, alors que la journée va s'achever; à ce moment, moi, j'embauche encore.

Et moi je paie, dit Dieu. Je ne paie pas à l'heure, ni au mois, ni aux pièces. Moi je paie à l'éternité...
Parfaitement : une éternité de bonheur pour celui qui aura travaillé pour moi quelques heures, quelques semaines, quelques mois, quelques années.

Et j'appelle tous ceux qui veulent. Je ne demande ni BAC, ni BEPC, ni CAP, ni BTS, ni diplôme d'aucune sorte. Je ne demande que de la bonne volonté, la volonté de travailler; j'appelle pour tous les métiers.
J'ai besoin de cantonniers, car il est écrit : "Préparez les routes du Seigneur, rabotez les collines et rectifiez les virages...".

J'ai besoin de cantonniers pour préparer la route de mon retour. En créant un monde moins inégal et plus droit, en luttant contre les injustices et les misères, En rendant les routes de la vie moins dures et moins pénibles pour les hommes, mes fils, pour les hommes, vos frères...
J'ai besoin d'infirmiers, de bons samaritains, ceux qui soignent les maladies du corps et surtout de l'âme, ceux qui ramassent dans les fossés les blessés de la vie, les abandonnés de la route...
J'ai besoin de vignerons et de moissonneurs, car "la moisson est abondante et les ouvriers peu nombreux". J'appelle tous ceux qui sont prêts à récolter la moisson des bonnes volontés qui ne savent où s'adresser, la vendange des joies qui ne savent avec qui se partager...
Surtout, surtout, j'ai besoin de bergers, "car j'ai pitié de ces foules, qui sont comme des troupeaux sans pasteurs". Ceux par les mains de qui je partagerai à tous les affamés le Pain de ma Parole, le Pain de mon Corps et le Vin de mon Sang...
Venez tous, dit Dieu, j'appelle; il y a du travail pour tous, j'emploie tout le monde...

Et ce soir, après la journée de travail, tous ensemble, avec Moi, vous ferez la fête !

samedi 10 janvier 2009

Parabole des nombrils

Elle me tracasse dit Dieu, cette manie qu'ils ont de se regarder le nombril au lieu de regarder les autres. Car j'ai fait les nombrils sans trop y prêter attention, un peu comme le tisserand qui arrive à la dernière maille et qui fait un noeud, comme ça, pour que ça tienne, à un endroit qui ne paraît pas trop... En fait, j'étais content d'avoir fini. Oui, de toute ma création, dit Dieu, ce qui m'étonne le plus, c'est tout le temps qu'ils mettent, dès que ça va un peu mal, à se regarder le nombril au lieu de voir les difficultés des autres. Si c'était à recommencer, si je pouvais faire un rappel général, si ce n'était pas trop de remettre l'ouvrage sur le métier, je leur placerais le nombril en plein milieu du front. Comme ça, dit Dieu, ils seraient bien obligés de regarder le nombril des autres !

Les foulards blancs

C’est une histoire vraie : Jean, 20 ans, avait fait une saloperie immonde à ses parents. Vous savez... la saloperie dont une famille ne se remet pas, en général. Alors son père lui dit : “Jean, fous le camp ! Ne remets plus jamais les pieds à la maison !“ Jean est parti, la mort dans l’âme.

Et puis, quelques semaines plus tard, il se dit : “J’ai été la pire des ordures ! Je vais demander pardon à mon vieux... Oh oui ! Je vais lui dire : pardon.” Alors, il écrit à son père : “Papa, je te demande pardon. J’ai été le pire des pourris et des salauds. Mais je t’en prie, papa, peux-tu me pardonner ? Je ne te mets pas mon adresse sur l’enveloppe, non... Mais simplement, si tu me pardonnes, je t’en prie, mets un foulard blanc sur le pommier qui est devant la maison. Tu sais, la longue allée de pommiers qui conduit à la maison. Sur le dernier pommier, papa, mets un foulard blanc si tu me pardonnes. Alors je saurai, oui je saurai que je peux revenir à la maison.” Comme il était mort de peur, il se dit : “Je pense que jamais papa ne mettra ce foulard blanc. Alors, il appelle son ami, son frère, Marc et dit : “Je t’en supplie, Marc, viens avec moi. Voilà ce qu’on va faire : je vais conduire jusqu’à 500 mètres de la maison et je te passerai le volant. Je fermerai les yeux. Lentement, tu descendras l’allée bordée de pommiers. Tu t’arrêteras. Si tu vois le foulard blanc sur le dernier pommier devant la maison, alors je bondirai. Sinon, je garderai les yeux fermés et tu repartiras. Je ne reviendrai plus jamais à la maison.”

Ainsi dit, ainsi fait. À 500 mètres de la maison, Jean passe le volant à Marc et ferme les yeux. Lentement, Marc descend l’allée des pommiers. Puis il s’arrête. Et Jean, toujours les yeux fermés, dit : “Marc, mon ami, mon frère, je t’en supplie, est-ce que mon père a mis un foulard blanc dans le pommier devant la maison ?“ Marc lui répond : “Non, il n’y a pas un foulard blanc sur le pommier devant la maison... mais il y en a des centaines sur tous les pommiers qui conduisent à la maison !”

Puissiez-vous, Frères et Soeurs, vous qui avez entendu cette belle histoire du foulard blanc, emporter dans votre coeur des milliers de foulards blancs. Ils seront autant de miracles que vous sèmerez partout, en demandant pardon à ceux que vous avez offensés ou en vous pardonnant vous-mêmes. Alors vous serez des « êtres de miséricorde ».

Guy Gilbert

Conte d'après Noël

Lorsque les bergers s'en furent allés et que la quiétude fut revenue, l'enfant de la crèche leva sa tête et regarda vers la porte entrebâillée. Un jeune garçon timide se tenait là… tremblant et apeuré.
- Approche, lui dit Jésus. Pourquoi as-tu si peur ?
- Je n'ose… je n'ai rien à te donner, répondit le garçon.
- J'aimerais tant que tu me fasses un cadeau, dit le nouveau-né.
Le petit étranger rougit de honte.
- Je n'ai vraiment rien… rien ne m'appartient ; si j'avais quelque chose, je te l'offrirais… regarde.
Et en fouillant dans les poches de son pantalon rapiécé, il retira une vieille lame de couteau rouillée qu'il avait trouvée.
- C'est tout ce que j'ai, si tu la veux, je te la donne.
- Non, rétorqua Jésus, garde-la. Je voudrais tout autre chose de toi. J'aimerais que tu me fasses trois cadeaux.
- Je veux bien, dit l'enfant, mais que puis-je pour toi ?
- Offre-moi le dernier de tes dessins.
Le garçon, tout embarrassé, rougit. Il s'approcha de la crèche et, pour empêcher Marie et Joseph de l'entendre, il chuchota dans l'oreille de l'enfant Jésus :
- Je ne peux pas… mon dessin est trop moche… personne ne veut le regarder !
- Justement, dit l'enfant dans la crèche, c'est pour cela que je le veux… Tu dois toujours m'offrir ce que les autres rejettent et ce qui ne leur plaît pas en toi.
Ensuite, poursuivit le nouveau-né, je voudrais que tu me donnes ton assiette.
- Mais je l'ai cassée ce matin ! bégaya le garçon.
- C'est pour cela que je la veux… Tu dois toujours m'offrir ce qui est brisé dans ta vie, je veux le recoller…
Et maintenant, insista Jésus, répète-moi la réponse que tu as donnée à tes parents quand ils t'ont demandé comment tu avais cassé ton assiette…
Le visage du garçon s'assombrit, il baissa la tête honteusement et, tristement, il murmura :
- Je leur ai menti… J'ai dit que l'assiette m'avait glissé des mains par inadvertance ; mais ce n'était pas vrai… J'étais en colère et j'ai poussé furieusement mon assiette de la table, elle est tombée sur le carrelage et elle s'est brisée !
- C'est ce que je voulais t'entendre dire ! dit Jésus. Donne-moi toujours ce qu'il y a de méchant dans ta vie, tes mensonges, tes calomnies, tes lâchetés et tes cruautés. Je veux t'en décharger… Tu n'en as pas besoin… Je veux te rendre heureux et sache que je te pardonnerai toujours tes fautes.
Et en l'embrassant pour le remercier de ces trois cadeaux, Jésus ajouta :
- Maintenant que tu connais le chemin de mon Cœur, j'aimerais tant que tu viennes me voir tous les jours…

Abba, Jesuah, Rouah

Abba est le Père. Il garde un visage jeune comme au matin de la Création quand il porte le monde à bout de bras. C'est encore à bras étendu qu'il libère les esclaves qui fabriquent des briques en Egypte. Il est beau. Il est bon et il aime comme un père et une mère. Abba, papa, notre Père.

Le Père a un fils : Jesuah, Josué, Jésus. Son visage est tel celui du père. Il donne la jeunesse à celui qui lui donne la sagesse. Il joue en jonglant la nuit avec les étoiles, le jour avec le sable sur lequel il écrit. A douze ans il sait poser les questions et trouver des réponses. Homme, il demande à boire au bord d'un puits à une femme et lui donne de s'abreuver à une source qui ne s'épuise pas. Il défend les droits des petits, des pauvres, des paumés. Il partage le pain et offre sa vie. Mort, Abba le réveille, le relève, le ressuscite, Fils de Dieu vivant d'un souffle saint.

Quel est ce souffle qui murmure dans le buisson du jardin ? C'est Rouah, la brise, légère comme voile au vent. Elle est la main agile du Père avec la main du Fils pour créer. Elle chante la comptine du bonheur, elle crie aussi la clameur du malheur. Elle brûle les lèvres des prophètes, elle creuse l'oreille des sages. Elle fait le lien entre le Père et le Fils qui s'aiment, elle donne langue à tous les enfants de Dieu qui sont des frères et des sœurs. Elle les invite tous à la danse, couleurs et costumes, musiques et rythmes à l'unisson.

Ils s'appellent : Abba, Jesuah, Rouah, le Père, le Fils et l'Esprit.

Amen. Oui, c'est vrai.

Patrick Jacquemont

mardi 6 janvier 2009

Fourmi

Une fourmi n'abandonne jamais la partie.
Lorsqu'une fourmi est en route vers une destination, si vous mettez un obstacle en travers de son chemin, elle essaiera de passer par dessus ou de le contourner.
Si vous enlevez l'obstacle, elle continuera son chemin.
Et si vous mettez un autre obstacle en travers de sa route, la fourmi essaiera de trouver un autre moyen, par-dessus, par en-dessous ou autour.
Combien de temps une fourmi continuera-t-elle à essayer ? Jusqu'à ce qu'elle meure.

Une fourmi n'abandonne jamais.

Réussite

Dans la vie, tu es l'unique responsable de tout ce que tu vis et expérimentes. Qu'il s'agisse de ton humeur, de ton caractère ou de ta situation sociale, tout ceci n'est en réalité qu'une image projetée de ce que tu penses et imagines au plus profond de toi-même.

Regarde autour de toi et observe.

Tout ce qui existe en ce monde n'a-t-il pas été créé en pensée ? Il aura fallu que quelqu'un, quelque part, à un moment donné, visualise une idée qui, à force de travail, est ensuite devenue une réalité.

Désormais, ne jette plus le blâme sur les autres et ne t'épuise pas à essayer de les changer. Tu te dois plutôt d'acquérir une attitude de confiance et d'optimisme face à la vie, en visualisant bien fort ton succès et ta réussite avec toute la foi, la détermination et la persévérance dont tu es capable.

Entrevois la défaite, et l'échec sera ta récompense. Pense et imagine le succès, et tu réussiras. C'est d'ailleurs, là ta plus grande liberté, toi seul as le pouvoir de choisir tes pensées

L'échec

L'échec ne signifie pas que vous êtes un raté . . .
Ça signifie que vous n'avez pas encore réussi.
L'échec ne signifie pas que vous n'avez rien accompli . . .
Ça signifie que vous avez appris quelque chose.
L'échec ne signifie pas que vous avez été idiot . . .
Ça signifie que vous avez eu une grande foi.
L'échec ne signifie pas que vous êtes déshonoré. . .
Ça signifie que vous avez eu la volonté d'essayer.
L'échec ne signifie pas que vous ne l'avez pas . . .
Ça signifie que vous devez le faire de façon différente.
L'échec ne signifie pas que vous êtes inférieur. . .
Ça signifie que vous n'êtes pas parfait.
L'échec ne signifie pas que vous avez gâché votre vie . . .
Ça signifie que vous avez une raison de recommencer à neuf.
L'échec ne signifie pas que vous devez abandonner . . .
Ça signifie que vous devez essayer plus fort.
L'échec ne signifie pas que vous n'y arriverez jamais . . .
Ça signifie que ça prendra un peu plus de temps.

Robert H. Schuller

Le chemin

Beaucoup de gens me demandent si ils sont sur le bon chemin, c'est une question qui revient sans cesse. Les doutes, les peurs de se tromper de voie, de faire des erreurs assaillent l'esprit en quête de Vérités.

Mais qu'est-ce que le chemin ?

Le chemin n'est-il pas celui où vous vous trouvez à l'instant ?
Comment pourriez-vous être hors de votre chemin ?
Votre Vie, les circonstances de votre Vie, c'est cela votre chemin, c'est pourquoi il existe autant de chemins que d'individus et personne ne peut vous dire de suivre le même chemin que lui.

Votre Vie vous met en relation avec les événements les plus propices à votre eveil et cela avec toute la patience et l'Amour de la création.

On a tout le temps qu'il faut et rien ne presse, pourquoi d'ailleurs être pressé d'atteindre un but ou d'arriver au bout. Pourquoi cette impatience à désirer autre chose que ce qui est là ?
L'impatience ne fait que créer de l'anxiété et on se prive de goûter la joie de l'instant.

Tout a un sens et rien n'est là par hasard, tout ce qui se présente à vous est ce qui peut vous arriver de mieux dans le moment présent, même si parfois, c'est difficile ou douloureux.

Les expériences les plus dures à vivre son toujours des occasions de nous remettre en question et de regarder en nous même ce qui se passe.

Ce que l'on considère comme erreurs, sont en fait des passages de notre Vie qui mettent en Lumière nos fonctionnements, nos rapports avec les autres et avec notre environnement.

lundi 22 décembre 2008

Notre terre

Comment peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ; cette idée nous semble étrange ; la fraîcheur de l'air et le scintillement de l'eau ne nous appartiennent pas. Comment pouvez-vous nous les acheter ?

Chaque parcelle de cette Terre est sacrée pour mon peuple, chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque brume dans les bois sombres, chaque clairière ou chaque insecte bourdonnant est sanctifié dans la mémoire et l'expérience de mon peuple ; la sève qui court à travers les arbres charrie les souvenirs de l'homme rouge. Nous faisons partie de la Terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos soeurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ceux-là sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs de la prairie, la chaleur du corps du cheval sauvage et l'homme, tout cela appartient à une même famille. L'eau étincelante qui court dans les torrents et les rivières, n'est pas que de l'eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre Terre, vous devrez vous souvenir qu'elle est sacrée et que chaque reflet dans l'eau limpide des lacs parle des évènements et des traditions qui ont marqués la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau, c'est la voix du père de mon père. Les rivières sont nos soeurs, elles étanchent notre soif, elles portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre Terre, il faudra vous en souvenir ; et il faudra apprendre à vos enfants que les rivières sont nos soeurs et les vôtres, et désormais vous devrez donner aux rivières la tendresse qu'on accorde à toutes soeurs.

Dans les villes de l'Homme Blanc il n'y a pas de coin tranquille, nulle part on ne peut y écouter bruire les feuillages du printemps ou le froissement d'ailes des insectes, mais peut-être est-ce pour cela que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le fracas me semble insulter mes oreilles, et qu'y-a-t-il dans la vie d'un homme, s'il ne peut écouter le cri solitaire d'un engoulevent ou les discussions des grenouilles autour d'un étang, la nuit ?

Je suis un Homme Rouge et je ne comprends pas ; l'Indien préfère le bruit subtil du vent qui ride la surface d'un étang et l'odeur du vent, purifié par la pluie de midi ou parfumé par le pin pignon.

L'air, l'air est précieux à l'Homme Rouge, parce qu'il sait que toute chose partage le même souffle ; la bête, l'arbre et l'homme. Ils partagent tous le même souffle.

Texte amérindien

Ecouter

Écouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un… C’est lui dire, non pas avec des mots, mais avec ses yeux, son visage, son sourire et tout son corps: tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là… Pas étonnant si la meilleure façon pour une personne de se révéler à elle-même, c’est d’être écoutée par une autre!

Écouter, c’est commencer par se taire… Avez-vous remarqué comment les “dialogues” sont remplis d’expression du genre: “C’est comme moi quand…” ou bien “Ça me rappelle ce qui m’est arrivé…” Bien souvent, ce que l’autre dit n’est qu’une occasion de parler de soi. Écouter, c’est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif ....

Écouter, c’est vraiment laisser tomber tout ce qui nous occupe pour donner tout son temps à l’autre.

C’est comme une promenade avec un ami: marcher à son pas, proche mais sans gêner, se laisser conduire par lui, s’arrêter avec lui, repartir avec lui, pour rien, pour lui.

Écouter, ce n’est pas de chercher à répondre à l’autre, sachant qu’il a en lui-même les réponses à ses propres questions.

C’est refuser de penser à la place de l’autre, de lui donner des conseils et même de vouloir le comprendre.

Écouter, c’est accueillir l’autre avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même, sans se substituer à lui pour dire ce qu’il doit être. C’est être ouvert à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l’autre le temps et l’espace de trouver la voie qui est la sienne.

Écouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un soit comme ceci ou comme cela, c’est apprendre à découvrir ses qualités qui sont en lui spécifiques. Être attentif à quelqu’un qui souffre, ce n’est pas de donner une solution ou une explication à sa souffrance, c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour s’en libérer.

Écouter, c’est donner à l’autre ce que l’on ne nous a peut-être jamais donné: de l’attention, du temps, une présence affectueuse.

André Gromolard

La marionette en chiffon

Si pour un instant Dieu oubliait que je suis une marionnette en chiffon et qu’il m’offre un morceau de vie, je profiterais de ce temps le plus possible. Je suppose que je ne dirais pas tout ce que je pense, mais en définitive, je penserais à tout ce que je dis. Je donnerais une valeur aux choses, pas pour ce qu’elles valent, mais pour ce qu’elles signifient. Je dormirais peu, je rêverais plus, je crois que chaque minute les yeux fermés représente soixante secondes en moins de lumière. Je marcherais quand les autres s’arrêtent, je me réveillerais quand les autres dorment.

Si Dieu m’offrait un morceau de vie, je m’habillerais simplement, me déshabillerais sous le soleil, en laissant nu non seulement mon corps, mais aussi mon âme. Je prouverais aux hommes combien ils se trompent en pensant qu’on ne tombe plus amoureux en vieillissant et qu’ils ne savent pas qu’on vieillit lorsqu’on cesse d’être amoureux. Je donnerais des ailes à un enfant, mais je le laisserais apprendre à voler seul. J’enseignerais aux vieux que la mort ne vient pas avec l’âge, mais avec l’oubli. J’ai appris tant de choses de vous, vous les hommes…

J’ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne, sans savoir que le véritable bonheur réside dans la manière de l’escalader. J’ai appris que quand un nouveau-né serre fort de son petit poing, pour la première fois, la main de son père, il le retient pour toujours. J’ai appris qu’un homme n’a le droit d’en regarder un autre de haut que pour l’aider à se lever. J’ai appris tant de choses de vous, malheureusement elles ne me serviront plus à grand chose, car lorsqu’on me rangera dans ce coffre, je serai malheureusement mort.

Dis toujours ce que tu sens et ce que tu penses. Si je savais que je te vois dormir aujourd’hui pour la dernière fois, je t’embrasserais très fort et je prierais le Seigneur pour pouvoir être le gardien de ton âme. Si je savais que ce sont les dernières minutes où je te vois, je te dirais « je t’aime », sans présumer bêtement que tu le sais déjà. Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une autre occasion de faire bien des choses, mais si jamais je me trompe et que je n’ai plus que ce jour, j’aimerais te dire combien je t’aime et que je ne t’oublierai jamais. Le lendemain n’est garanti à personne, qu’il soit jeune ou vieux. Aujourd’hui peut être le dernier jour où tu vois ceux que tu aimes. N’attends pas, fais-le aujourd’hui, car si demain ne vient pas, tu regretteras sûrement de n’avoir pas pris le temps d’un sourire, d’une caresse, d’un baiser, car tu étais trop occupé pour pouvoir faire plaisir. Garde près de toi ceux que tu aimes, dis-leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux, aime-les et traite-les bien, prends le temps de leur dire « je regrette », « pardonne-moi », « s’il te plaît », « merci » et tous les mots d’amour que tu connais. Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. Demande au Seigneur la force et la sagesse de les exprimer. Montre à tes amis et aux êtres chers combien ils sont importants pour toi. »

Gabriel Garcia Marquez

mercredi 17 décembre 2008

L'âne et le puit

Un jour, l'âne d'un fermier est tombé dans un puits. L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait quoi faire.

Finalement, il a décidé que l'animal était vieux et le puits devait disparaître. De toute façon, ce n'était pas rentable pour lui de récupérer l'âne. Il a invité tous ses voisins à venir l'aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à boucher le puits.

Au début, l'âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de chacun, il s'est tu. Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu'il a vu.

Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui l'âne faisait quelque chose de stupéfiant : il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.

Bientôt, chacun a été stupéfié que l'âne soit hors du puits et se mit à trotter !

La vie va essayer de vous engloutir de toutes sortes d'ordures. Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer.

Chacun de nos ennuis est une pierre qui nous permet de progresser.

Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n'arrêtant jamais. Ne jamais abandonner ! secouez-vous et foncez !

Rappelez-vous ces cinq règles simples pour être heureux :

1. Libérez votre cœur de la haine.
2. Libérez votre esprit des inquiétudes.
3. Vivez simplement.
4. Donnez plus.
5. Attendez moins

La grenouille

Il était une fois une course de grenouilles. L’objectif était d’arriver au haut d’une grande tour. Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les encourager. Et la course commença …
En fait les gens ne croyaient pas possible que les grenouilles atteignent la cime. Et toutes les phrases que l’on entendit furent : « … Impossible ! Elles n’y arriveront jamais … ! »
Les grenouilles commencèrent peu à peu à se décourager. Toutes, sauf une qui continua à grimper … . Et les gens continuèrent : « Vraiment pas la peine !!! Elles n’y arriveront jamais … !!! »
Et les grenouilles s’avouaient vaincues sauf une qui continuait de grimper envers et contre tout.
A la fin, toutes abandonnèrent, sauf cette grenouille qui, seule et au prix d’un énorme effort, atteignit la cime … .
Les autres, stupéfaites, voulurent savoir comment elle y était arrivée. L’une d’entre elles s’approcha pour lui demander comment elle avait réussi l’épreuve … .
Et elle découvrit … … qu’elle était sourde !

jeudi 11 décembre 2008

La brique

Un jeune et talentueux homme d'affaires passait dans les rues d'un quartier tranquille, roulant un peu trop vite à bord de sa nouvelle Jaguar. Il surveillait prudemment afin de ne pas avoir à éviter d'enfants surgissant d'entre deux voitures garées et ralentissait lorsqu'il croyait avoir aperçu quelque chose. Comme il passait, aucun enfant n'y était. À la place, une brique a fracassé la portière de la Jag ! Il freine et recule la Jag jusqu'où la brique a été lancée. Le conducteur enragé a sauté hors de la voiture et a agrippé le premier enfant qu'il vu et l'adossa contre une voiture stationnée et lui criant: Qu'est-ce que c'était et qui es-tu ? Que diable fais-tu ? C'est une voiture neuve et cette brique que tu as lancée va me coûter très cher. Pourquoi as-tu fais ça ?

Le jeune garçon se confondait en excuses. "S'il vous plaît monsieur, je suis désolé mais je ne savais pas quoi faire d'autre." Il plaide:"J'ai lancé la brique parce que personne d'autre ne s'arrêtait...!"

Avec les larmes qui roulait sur sont visage, le jeune pointa un peu à l'arrière d'une voiture stationnée. "C'est mon frère" qu'il dit. "Il est tombé de sa chaise roulante et je ne peux le relever"

Le garçon demande au jeune exécutif, "Voulez-vous s'il vous plaît m'aider à le remettre dans sa chaise roulante ? Il est blessé et il est trop lourd pour moi"

Ému sans mot, le conducteur a éteint un sanglot qui lui montait à la gorge. Il s'empressa de relever l'enfant handicapé et le remis dans sa chaise roulante ensuite il pris son mouchoir de lin et épongea les égratignures et coupures du jeune. Après un examen rapide il su qu'il serait o.k.

"Merci et que Dieu vous bénisse" dit l'enfant reconnaissant.

Trop ému pour dire quoi que ce soit, l'homme a simplement regardé le petit pousser la chaise de son frère sur le trottoir jusqu'au bout de la rue.

Il retourna lentement à sa Jaguar. Les dommages étaient très apparents mais le conducteur n'a jamais fait réparer la portière abîmée. Il l'a gardé afin de se souvenir de ce message :

Ne passer pas la vie à si grande vitesse que quelqu'un doive vous lancer une brique afin d'avoir votre attention ! Dieu murmure à nos âmes et parle à travers nos cœurs. Des fois il nous arrive de ne pas avoir le temps d'écouter, Il doit nous lancer une brique. C'est notre choix d'écouter ou non.

Le menuisier

Nous sommes les artisans de cette maison qu'est notre vie. Chaque jour nous enfonçons un clou, plaçons une planche, érigeons un mur...

Un menuisier était rendu à l'âge de la retraite. Il informe alors son employeur de son intention de quitter le monde de la construction afin de passer le reste de sa vie paisiblement avec son épouse.

Son employeur fut très déçu de devoir laisser partir un si bon travailleur, et il lui demanda comme faveur personnelle de construire juste une toute dernière maison.

Le menuisier accepta, mais cette fois il était facile de voir que son coeur n'était pas à l'ouvrage. Il accomplit un travail médiocre et utilisa des matériaux de qualité inférieure.

Quand le menuisier eut terminé la maison, son employeur arriva et en fit l'inspection puis il présenta la clé de cette maison au menuisier en disant: "Cette maison est la tienne, c'est mon cadeau pour toi".

Le menuisier était si triste, quelle honte. Si seulement il avait su qu'il construisait sa propre maison, il aurait tout fait si différemment.

Il en est de même pour nous, dans notre vie. Nous la construisons malheureusement trop souvent avec négligence et insouciance.

Un moment donné, avec étonnement, nous réalisons que nous devons vivre dans la maison que l'on s'est construite. S'il nous était possible de recommencer, nous aurions fait différemment nous aussi mais nous ne pouvons faire de retour en arrière.

Nous sommes les artisans de cette maison qu'est notre vie. Chaque jour nous enfonçons un clou, plaçons une planche, érigeons un mur. La vie est un projet de tous les instants.... C'est par notre attitude et nos choix d'aujourd'hui que nous construisons la maison que nous allons habiter demain et pour le reste de notre vie... Alors pourquoi ne pas la construire avec sagesse ?

Le jardin

Il était une fois un grand jardin, le grand jardin de ma vie. Il avait jailli, un jour d’hiver, au détour d’une rencontre.

Le papa jardin et la maman jardin avaient fait ce qu’ils croyaient le mieux à faire pour ce petit jardin inattendu. Ils lui donnèrent de l’engrais, lui apportèrent leur présence, lui proposèrent leurs attentes et leurs demandes. Ils surveillaient jalousement les pousses. Si d’aventure quelque herbe folle poussait là, elle était aussitôt arrachée.

Il fallait que tout pousse droit. Sinon, que diraient "les autres" ?
Peu de mots étaient échangés. Pour ces parents là, il n’était pas nécessaire de parler, d’exprimer. Ils avaient la croyance que tout se vit en silence, à l’intérieur, à l’abri de "l’extérieur".

Et le petit jardin avait grandi, comme cela, sans poser de questions, en jardin obéissant, sans repères, sans mots pour se dire, sans être entendu.

Plus tard, devenu grand, le jardin rencontra un jardinier extraordinaire qui avait dans son sac de fabuleux outils. Ces outils s’appelaient :
- oser se dire,
- oser dire non,
- oser recevoir,
- oser demander,
- se relier à soi,
- se relier aux autres,
- se relier à son histoire,
- utiliser les symbolisations,
- ne pas vouloir agir sur l’autre,
- agir à son bout de la relation,
- et d’autres encore...

Enfin le jardin sentit la vie venir en lui, belle, possible.

Dans sa terre, il retrouva ses demandes jamais dites, ses désirs jamais dits, ses besoins. Il entendit, derrière les souffrances, les blessures encore ouvertes. C’était tout cela qui faisait mal, qui empêchait les racines d’aller plus loin, vers l’eau, vers la vie.

Les choses changèrent quand le jardin s’autorisa enfin à être "l’auteur" de sa vie...

Des fontaines jaillirent et arrosèrent la terre. Cette terre pouvait enfin laisser venir en elle un autre regard, d’autres possibles...

Avec, au plus profond du cœur de ce jardin, une infinie tendresse, claire comme l’eau de la fontaine au printemps, lumineuse comme le soleil d’été, chaude comme l’amour offert une nuit d’hiver, légère comme un vent d’automne quand le soir tombe, une douce tendresse pour le jardinier de la vie.

Riche ou Pauvre

Un jour, un père de famille très riche, emmena son fils à la campagne, pour lui montrer comment vivent les gens pauvres…
Ils ont passé quelques nuits chez un fermier qui était réputé pour être très pauvre.
A leur retour, le père demanda à son fils de lui raconter comment il avait trouvé son séjour parmi les gens pauvres…

Et l’enfant répondit:
Nous avons un chien, eux en ont quatre
Nous avons une très grande piscine, eux ont une rivière sans fin
Nous avons des lumières pour illuminer notre jardin, eux ont les lumières des étoiles la nuit
Nous avons une superbe vue jusqu’au bout de notre grand jardin, eux ont tout l’horizon
Nous avons un beau morceau de terre pour vivre, eux ont des champs qui vont bien plus loin
Nous avons des serviteurs, eux servent les autres
Nous devons acheter notre nourriture, eux la font eux-mêmes
Nous avons des murs sur nos territoires pour nous protéger, eux ont des amis qui les protègent.

A ces mots le père fut fort étonné.

Et l’enfant ajouta encore:
Merci de m’avoir montré, en définitive combien NOUS sommes pauvres.

mardi 9 décembre 2008

La vie

Imaginez la vie comme un jeu dans lequel vous jonglez avec cinq balles. Vous pouvez les appeler :
Travail - Famille - Santé - Amis - Esprit
Vous jonglez avec ces balles. Vous comprendrez vite que le travail est une balle en caoutchouc ; si vous la laissez tomber, elle rebondit. Mais les quatre autres balles, Santé - Famille - Amis - Esprit, sont en verre. Si vous en laissez tomber une elle va, à coup sûr, rester par terre, à vos pieds, se fendre, s'abîmer ou même être brisée, fracassée, détruite. Elle ne sera plus jamais la même.
Vous devez comprendre cela et être vigilant pour maintenir un équilibre entre chaque domaine de votre vie.
Comment ?
- Ne sous-estimez pas votre valeur en vous comparant aux autres. C'est parce que nous sommes tous différents que chacun de nous est spécial.
- N'établissez pas vos buts en fonction de ce que les autres jugent important. Il n'y a que vous qui sachiez ce qui est important pour vous.
- Ne considérez pas comme acquise les choses les plus proches de votre coeur. Accrochez vous à elles, comme si votre vie en dépendait. Sans elles votre vie n'a pas de sens.
- Ne laissez pas votre vie vous glisser entre les doigts, en vivant dans le passé ou le futur. En vivant une journée à la fois, vous vivez TOUS les jours de votre vie.
- N'abandonnez pas quand vous avez encore quelque chose à donner. Rien n'est jamais perdu tant que vous essayez.
- N'ayez pas peur d'admettre que vous n'êtes pas parfait. c'est le fil fragile de notre imperfection qui nous relie les uns aux autres.
- N'ayez pas peur de prendre des risques. C'est en prenant des risques qu'on apprend à être courageux.
- Ne fermer pas votre vie à l'amour en disant que c'est imposible à trouver. Donner est la façon la plus rapide de recevoir l'amour. Le moyen le plus rapide de perdre l'amour, c'est de le retenir trop fort et le meilleur moyen de garder l'amour, c'est de lui donner des ailes.
- Ne traversez pas la vie en courant si vite que vous en oubliez, non seulement d'où vous venez, mais aussi où vous allez.
- N'oubliez pas que le plus grand besoin émotionnel d'une personne est de se sentir apprécié.
- N'ayez pas peur d'apprendre. Le savoir n'a pas de poids, c'est un trésor que vous pouvez emmener partout avec vous.
- Faites attention à ne gaspiller ni le temps ni les mots. Ni l'un ni l'autre ne peuvent êtres récupérés.

La vie n'est pas une course mais un voyage à savourer pas à pas.
- Hier c'est de l'histoire.
- Demain est un mystère.
- Aujourd'hui est un cadeau.
C'est pour cela qu'on l'appelle le présent ".

L'argent

L'argent, cette chose sans laquelle on ne peut pas vivre ...
Ces petites pièces et ces billets qui prennent si peu de place, en prennent une tellement importante en réalité...
C'est incroyable de constater que c'est l'argent qui régit la vie de tant de monde...
- Il y a ceux qui n'ont pas d'argent et qui pensent que s'ils en avaient, ils seraient heureux...
- il y a ceux qui en ont et qui en veulent toujours plus... et qui n'en ont jamais assez...
- il y a ceux qui n'en ont pas beaucoup et qui n'en ont pas envie plus que çà, car ils se trouvent bien finalement à vivre tout simplement...
- il y a ceux pour qui l'argent est l'absolu et ne vivent que pour çà, pour le garder en banque sans y toucher... et surtout en dépenser le moins possible...
- il y a ceux qui n'en ont pas beaucoup, mais qui sont prêts à partager avec ceux qui en ont encore moins qu'eux...
- il y a ceux qui pensent que le prendre où il se trouve, quitte à le voler, c'est pas grave...
- il y a ceux qui dépensent sans compter et se retrouvent dans le rouge régulièrement, maladivement ou pas...
Pour tous ces gens, l'argent est un moteur malgré qu'on dise que l'argent ne fait pas le bonheur...

…précepte :

L'argent ...
Il peut acheter une maison, Mais pas un foyer
Il peut acheter un lit, Mais pas le sommeil
Il peut acheter une horloge, Mais pas le temps
Il peut acheter un livre, Mais pas la connaissance
Il peut acheter une position, Mais pas le respect
Il peut payer le médecin, Mais pas la santé.
Il peut acheter du sang, Mais pas la vie
Il peut acheter du sexe, Mais pas de l'amour

lundi 8 décembre 2008

Je suis venu 3 fois...

Un brahmane très pieux, tous les jours à son réveil, prenait son bain rituel et partait aussitôt vers le temple, son panier d'offrandes à la main. Il allait assister à la prière du matin. De même le midi et le soir, il retournait au temple. Ainsi, trois fois par jour, il rendait un culte à Dieu. Avec ferveur il priait : " Seigneur, je viens te rendre visite chez toi, sans que j'aie manqué un seul jour. Matin et soir, je te fais des offrandes. Ne peux-tu pas venir chez moi ? " Attentif à cette prière quotidienne, Dieu lui répondit enfin : " Demain, je viendrai. " Tout heureux il se met à laver à grande eau sa maison. Il fait tracer devant le seuil des dessins en pâte de riz. À l'aube, il attache une guirlande de feuilles de manguier à l'entrée de sa maison. Dans la salle de réception, des plateaux de fruits, de galettes sucrées et de fleurs s'étalent à profusion. Tout est prêt pour recevoir Dieu. Il se tient debout pour l'accueillir. L'heure de la prière matinale approche. Un petit garçon qui passe par là aperçoit, par la fenêtre ouverte, les plateaux de galettes. Il s'approche : " Grand-père, tu as beaucoup de galettes, là-dedans, ne peux-tu m'en donner une ? " Furieux de l'audace du gamin, il réplique : " Veux-tu filer, moucheron. Comment oses-tu demander ce qui est préparé pour Dieu ? " Et le petit garçon effrayé s'enfuit. La cloche du temple a sonné. La prière est terminée. " Dieu viendra après le culte de midi, attendons-le. " Fatigué, il s'assoit sur le banc. Un mendiant arrive et lui demande l'aumône. Le brahmane le chasse vertement. Puis il lave soigneusement la place souillée par les pieds du mendiant. .. Et midi passe . . . Dieu n'est toujours pas au rendez-vous. Le soir vient. Tout triste, il attend toujours la visite promise. Un pèlerin se présente à l'heure de la prière. " Permettez-moi de me reposer sur le banc et d'y dormir cette nuit... " " Jamais de la vie ! C'est le siège réservé à Dieu ! " La nuit est tombée. Dieu n'a pas tenu sa promesse, pense-t-il tout triste. Le lendemain, revenu au temple pour la prière, il renouvelle ses offrandes et fond en larmes : " Seigneur, tu n'es pas venu chez moi comme tu me l'avais promis ! Pourquoi ? " Une voix lui dit alors : " Je suis venu trois fois et chaque fois tu m'as chassé. "

dimanche 7 décembre 2008

Persévérance

As-tu déjà observé l’attitude des oiseaux face à l’adversité ? Pendant des jours et des jours ils font leur nid, recueillant des matériaux parfois ramenés de très loin. Et lorsqu’ils ont terminé et qu’ils sont prêts à déposer les œufs, les intempéries ou l’œuvre de l’être humain ou d’un quelconque animal le détruit et envoie au sol ce qu’ils ont réalisé avec tant d’effort.
Que fait l’oiseau ? Il se paralyse et abandonne la tâche ? En aucune façon. Il recommence encore et encore jusqu’à ce que les premiers œufs apparaissent dans le nid.
Parfois –très souvent – avant que naissent les oisillons, un animal, un enfant, une tempête détruit une fois de plus le nid, mais cette fois avec son précieux contenu. Cela fait mal de recommencer depuis zéro… même ainsi, l’oiseau ne se tait jamais, ni ne recule, il continue de chanter et de construire, construisant et chantant.

As-tu parfois eu le sentiment que ta vie, ton travail, ta famille ne sont pas ce que tu avais rêvé ? As-tu parfois envie de dire “assez”, l’effort ne vaut pas la peine, C’est trop pour moi?

Es-tu fatigué de recommencer, du gaspillage de la lutte quotidienne, de la confiance trahie, des buts non atteints quand tu étais sur le point d’y arriver ?

La vie te frappe ainsi parfois, mais ne te rends jamais, dis une prière, mets ton espoir en avant et fonce.

Ne te préoccupe pas si dans la bataille tu reçois une blessure, il faut s’y attendre. Réunis les morceaux de ton espérance, reconstruis-la et fonce de nouveau.

Peu importe ce qui se passe… ne faiblis pas, va de l’avant.. La vie est un défi constant, mais cela vaut la peine de l’accepter Et surtout… n’arrête jamais de chanter..

Les loups

Un homme âgé dit à son petit-fils, venu le voir très en colère contre un ami qui s'était montré injuste envers lui :

"Laisse-moi te raconter une histoire... Il m'arrive aussi, parfois, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et n'en éprouvent aucun regret. Mais la haine t'épuise, et ne blesse pas ton ennemi. C'est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure. J'ai souvent combattu ces sentiments"

Il continua :" C'est comme si j'avais deux loups à l'intérieur de moi; le premier est bon et ne me fait aucun tort. Il vit en harmonie avec tout ce qui l'entoure et ne s'offense pas lorsqu'il n'y a pas lieu de s'offenser. Il combat uniquement lorsque c'est juste de le faire, et il le fait de manière juste. Mais l'autre loup, ahhhh...! Il est plein de colère. La plus petite chose le précipite dans des accès de rage.

Il se bat contre n'importe qui, tout le temps, sans raison. Il n'est pas capable de penser parce que sa colère et sa haine sont immenses. Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien. Il est parfois si difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur de moi, parce que tous deux veulent dominer mon esprit."

Le garçon regarda attentivement son grand-père dans les yeux et demanda : " Lequel des deux loups l'emporte, grand-père ?"

Le grand-père sourit et répondit doucement : "Celui que je nourris."

Fable amérindienne

La jarre percée

Un porteur d'eau indien avait deux grandes jarres, suspendues aux 2 extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules.

L'une des jarres avait un éclat, et, alors que l'autre jarre conservait parfaitement toute son eau de source jusqu'à la maison du maître, l'autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route.

Cela dura 2 ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d'eau ne livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages.

Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille. Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce dont elle était censée être capable. Au bout de 2 ans de ce qu'elle considérait comme un échec permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source.

-Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser. -Pourquoi ? demanda le porteur d'eau. De quoi as-tu honte ? -Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau à notre maître, pendant ces 2 ans, à cause de cet éclat qui fait fuir l'eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et, à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l'eau. Tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts, lui dit la jarre abîmée.

Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et, plein de compassion, répondit: -Pendant que nous retournons à la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu'il y a au bord du chemin". Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mit du baume au coeur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié de son eau.

Le porteur d'eau dit à la jarre -T'es-tu rendu compte qu'il n'y avait de belles fleurs que de TON côté, et presque aucune du côté de la jarre parfaite? C'est parce que j'ai toujours su que tu perdais de l'eau, et j'en ai tiré parti. -J'ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin, et chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin. Pendant 2 ans, j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais je n'aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses.

Morale de l'histoire: Nous avons tous des éclats, des blessures, des défauts. Nous sommes tous des jarres abîmées. Certains d'entre nous sont diminués par la vieillesse, d'autres ne brillent pas par leur intelligence, d'autres trop grands, trop gros ou trop maigres, certains sont chauves, d'autres sont diminués physiquement, mais ce sont les éclats, les défauts en nous qui rendent nos vies intéressantes et exaltantes.

Il vaut mieux prendre les autres tels qu'ils sont, et voir ce qu'il y a de bien et de bon en eux. Il y a beaucoup de positif partout. Il y a beaucoup de bon en vous! Ceux qui sont flexibles ont la chance de ne pas pouvoir être déformés. Souvenez-vous d'apprécier tous les gens si différents qui peuplent votre vie! Sans eux, la vie serait bien triste.

Merci d'apprécier amicalement mes imperfections et, plus important pour vous d'apprendre à aimer les vôtres...

Le sac de pommes de terre

Si vous pardonnez à quelqu'un ses péchés ceux-ci s'évanouissent sur le champ. Par contre si vous ne les pardonnez pas, qu'allez-vous en faire ?

Un professeur d'Institut qui devait enseigner sur le thème du pardon, demanda à chacun de ses étudiants d'apporter un sac de pommes de terre lors du prochain cours.

Il leur demanda ensuite d'inscrire sur une pomme de terre le nom de chaque personne à laquelle ils refusaient de pardonner et à côté, la date. Puis ils devaient porter sur leur dos, partout où ils iraient, pendant le mois suivant, le sac de pommes de terre. Ce fardeau leur parut vite insupportable.

Ils se rendirent alors compte du poids spirituel de rancœur qu'ils portaient tous en eux. Ils comprirent aussi le degré d'énergie qu'ils gaspillaient en portant leur fardeau et le danger qu'ils couraient de laisser ce fardeau au mauvais endroit. Puis, à mesure que les pommes de terre commençaient à pourrir, chaque étudiant comprit qu'il devait se débarrasser du sac au plus vite.

Le pardon n'est pas seulement un don que vous faites aux autres, c'est aussi et surtout un cadeau que vous vous faites à vous-même car en refusant de pardonner, un boulet s'attache à votre cœur et le bonheur et la bénédiction s'enfuient loin de vous.

jeudi 4 décembre 2008

L'enfance dans les années 50,60,70 voire même 80

En regardant en arrière, c'est dur de croire qu'on ait réussi à vivre si longtemps.

Lorsque nous étions enfants, nous nous promenions en auto sans ceinture de sécurité ou d'airbags pour nous protéger.

Nos couchettes étaient peintes de couleurs vibrantes au plomb. Il n'y avait pas de couvercle de sécurité sur les bouteilles de médicaments, ou des serrures sécuritaires sur les armoires.

Et lorsque nous partions à bicyclette, on le faisait sans un casque de sécurité. On allait même en ville.

On buvait même de l'eau directement des tuyaux d'arrosages, pas d'une bouteille. Horreur!

On se faisait des petites voitures (boîte à savon) avec des vieux patins à roulettes et des vieilles roues de voiturette et on se laissait aller dans les côtes pour s'apercevoir qu'on avait oublié de mettre des freins. Après être rentrés dans les buissons à quelques reprises, on solutionnait le problème.

On partait de la maison le matin et on revenait souvent au moment où les lampadaires de la rue s'allumaient. Imaginez donc ça, pas de téléphones portables, personne ne pouvait nous joindre de la journée.

On jouait des jeux dangereux et souvent, on se faisait mal, il y avait des accidents, il y avait des coupures et aussi des os cassés, mais personne n'était blâmé.

On se battait entre nous, on avait des bleus, mais on apprenait à passer par-dessus.

On mangeait des gâteaux, du pain et du beurre et nous n'étions pas obèses....il faut dire que nous jouions presque toujours à l'extérieur. On buvait souvent à quatre ou à cinq d'une même bouteille et il n'y a jamais eu de décès à cause de ça.

On n'avait pas de Nintendo 64, de Playstation ou de X Boxe, sans compter les jeux vidéo ou même les 99 canaux à la télévision, les magnétoscopes, les téléphones portables et les ordinateurs personnels, etc.etc...mais nous avions des amis et si nous voulions les voir, tout ce qu'on avait à faire, c'était de sortir et se rendre chez eux, sonner et entrer pour pouvoir leur parler. Imaginez donc ça, sans même demander la permission à nos parents.

Comment faisait-on ça, sans gardiens, dans ce monde cruel? On inventait des jeux, avec des bâtons et des balles de tennis, on mangeait toute sorte de choses, mais contrairement à ce qu'on nous disait, rarement quelqu'un perdait un oeil ou était infecté.

Certains écoliers n'étaient pas aussi futés que les autres et ils manquaient leur année et devaient recommencer une autre fois la même classe. Dégueulasse! Les examens n'étaient pas ajustés pour compenser quelque soit la raison.

Nos actions étaient les nôtres. Nous en supportions les conséquences. Personne pour nous cacher. L'idée de se faire protéger par nos parents si nous commettions une infraction était impensable. Nos parents étaient du côté de l'autorité, c'est t'y pas effrayant?

Cette génération a produit les meilleurs preneurs de risque, solutionneurs et inventeurs. Les dernières 50 années ont été une explosion d'innovation et d'idées nouvelles. On avait la liberté, le succès, la responsabilité ainsi que la défaite, le plus important, c'est qu'on a appris à vivre avec tout ça.

Dingues !

Sleon une edtue de l'Uvinertise de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mto n a pas d'ipmrotncae,
la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirere et la dreneire soeint a la bnnoe pclae.
Le rsete peut erte dnas un dserorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlbeme.
C est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmee, mias le mot cmome un tuot.

CQFD ....

Risquer

Rire c'est risquer d'avoir l'idiot
Pleurer c'est risquer d'avoir l'air émotif
Aller vers les autres, c'est risquer de s'impliquer
Exprimer ses sentiments, c'est risquer d'exposer le fond de soi-meme.
Faire part de ses idées et de ses rêves à la foule,
C'est risquer de les perdre.
Aimer c'est risquer de ne pas être aimé en retour.
Vivre c'est risquer de mourir.
Essayer c'est risquer d'échouer.
Mais il faut prendre des risques parce que le plus grand danger
Dans la vie, c'est de n'en prendre aucun
Les gens qui ne risquent rien ne font rien,
n'ont rien, ne sont rien.
Peut- être évitent-ils la souffrance et la peine,
Mais ils ne peuvent ni apprendre, ni sentir,
ni changer, ni grandir, ni vivre.
Ce sont des esclaves enchainés par leurs attitudes.
Ils ont perdu leur liberté.
Seul celui qui risque est libre.

On ne peut pas toujours changer ce que l'on affronte
Mais on ne peut JAMAIS changer ce que l'on n'affronte pas.

mercredi 3 décembre 2008

Un but à votre vie ?

Il manque dans le monde 3 millions de médecins, devenez des médecins.
Plus d’un milliard d’individus ne savent ni lire, ni écrire, devenez des enseignants.
Deux hommes sur trois ne mangent pas à leur faim, devenez des semeurs et, des terres incultes, faites surgir les récoltes qui les rassasieront.
Vos frères ont besoin de vous, dans n’importe quelle discipline, devenez très simplement, très noblement, des ouvriers. Car tout travail est noblesse lorsqu’on l’accroche à une étoile.
Devenez quelqu’un pour faire quelque chose.

Raoul Follereau

La lampe

Ne vous imaginez pas que l'Amour, pour être vrai, doit être extraordinaire.
Ce dont on a besoin, c'est de continuer à Aimer.

Comment une lampe brille-t-elle, si ce n'est par l'apport continuel de petites gouttes d'huile ?

Qu'il n'y ait plus de gouttes d'huile, il n'y aura plus de lumière, et l'Époux dira: je ne te connais pas.

Mes amis, que sont ces gouttes d'huile dans nos lampes ?

Elles sont les petites choses de la vie de tous les jours: la joie, la générosité, les petites paroles de bonté, l'humilité et la patience, simplement aussi une pensée pour les autres, notre manière de faire silence, d'écouter, de regarder, de pardonner, de parler et d'agir.

Voilà les véritables gouttes d'Amour qui font brûler toute une vie d'une Vive Flamme.
Ne cherchez donc pas Jésus au loin : Il n'est pas là-bas, Il est en vous.

Entretenez bien la lampe et vous le verrez.

Mère Térésa

Histoire de couleur

Quand je suis né, j’étais noir
Quand j’ai grandi, j’étais noir
Quand je vais au soleil, je suis noir
Quand je suis malade, je suis noir
Quand j’ai peur, je suis noir
Quand je mourrai, je serai noir

Tandis que toi, homme blanc
Quand tu es né, tu étais rose
Quand tu as grandi, tu étais blanc
Quand tu vas au soleil, tu es rouge
Quand tu as froid, tu es bleu
Quand tu as peur, tu es vert
Quand tu es malade, tu es jaune
Quand tu mourras, tu seras gris

Alors, de nous deux, qui est l’homme
de couleur ?

Bienheureux ...

Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes, ils n’ont pas fini de s’amuser.
Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d’une taupinière, ils éviteront bien des faux pas.
Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter, ils en apprendront des choses nouvelles.
Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux, ils seront appréciés de leur entourage.
Bienheureux ceux qui sont attentifs à l’appel des autres sans toutefois se croire indispensables, ils seront semeurs de joie.
Bienheureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses, vous irez loin dans la vie.
Bienheureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace, votre route sera ensoleillée.
Heureux êtes-vous si vous êtes capables de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d’autrui, même si les apparences sont contraires, vous passerez pour des naïfs, mais la charité a ce prix.
Bienheureux ceux qui pensent avant d’agir, et prient avant de penser, ils éviteront bien des bêtises.
Heureux êtes-vous si vous savez vous taire et sourire, même lorsqu’on vous coupe la parole ou qu’on vous marche sur le pied, la foi commence à pénétrer dans votre coeur.
Bienheureux surtout si vous savez reconnaître Dieu en tous ceux que vous rencontrez, vous avez trouvé la Vraie Lumière et la Véritable Sagesse.

Joseph Folliet

Juger

C’est tellement facile de trouver ce qui ne fonctionne pas dans la vie des autres.

Nous nous disons souvent :

“Si j’étais à sa place, je ferais telle chose, telle chose, telle chose !”

Mais avons-nous déjà pensé que si nous étions réellement à la place de l’autre personne, vraiment dans ses souliers, nous serions alors aux prises avec ses émotions, ses préjugés, ses réactions, ses inquiétudes, ses ambitions, ses objectifs, ses inhibitions, ses instincts, bref, nous aurions son passé, son présent et son avenir et il est fort probable que nous agirions exactement de la même façon qu’elle ?

Avant de condamner quelqu’un, essayons non seulement de le comprendre, mais de vibrer au même diapason que lui et nous constaterons alors que nos émotions ressemblent aux siennes.

mercredi 26 novembre 2008

Tout de même

Les gens sont déraisonnables, illogiques et égocentriques
Aimez-les tout de même !

Si vous faites le bien, les gens vous prêtent des motifs égoïstes ou calculateurs
Faites le bien tout de même !

Si vous réussissez, vous gagnerez de faux amis et de vrais ennemis
Réussissez tout de même !

Le bien que vous faites sera oublié demain
Faites le bien tout de même !

L'honnêteté et la franchise vous rendent vulnérable
Soyez honnête et franc tout de même !

Ce que vous avez mis des années à construire peut être détruit du jour au lendemain
Construisez tout de même !

Les pauvres ont vraiment besoin de votre secours mais certains peuvent vous attaquer si vous les aidez
Aidez-les tout de même !

Si vous donnez au monde le meilleur de vous-même vous risquez d'y laisser des plumes
Donnez ce que vous avez de mieux tout de même

Texte placardé sur le mur de Shishu Bhavan, le foyer des enfants de Mère Teresa, à Calcutta

L'important c'est de semer

L'important, c'est de semer,
un peu, beaucoup, sans cesse,
les graines de l'espérance...

Sème le sourire :
qu'il resplendisse autour de toi.

Sème ton courage :
qu'il soutienne celui de l'autre.

Sème ton enthousiasme,
ta foi, ton amour,
les plus petites choses,
les riens.

Aie confiance,
chaque graine enrichira un petit coin de terre.

Problème de communication

Entre ce que je pense,
ce que je veux dire,
ce que je crois dire,
ce que je dis,
ce que vous voulez entendre,
ce que vous entendez,
ce que vous croyez en comprendre,
ce que vous voulez comprendre, et
ce que vous comprenez,

Il y a au moins neuf possibilités
de ne pas se comprendre.

Mais, s'il vous plaît, essayons quand même.

mardi 25 novembre 2008

Epice de vie

Il y a dans ma vie, une épice rare, inespérée, je dirais même, bénie des dieux.
Cette poudre magique transforme mon quotidien en rayon de soleil dès qu'elle se répand sur un problème à résoudre, une solution à mettre.
J'ai cette chance inouïe de posséder cette substance miracle !
Quand je traverse des temps difficiles, que mon quotidien me fait mal, qu'il y a un trop plein de vécu et que j'ai besoin de courage et d'énergie pour faire face au nouveau jour qui naît, et qui doit se poursuivre malgré la coupure du temps, c'est alors que mon épice magique vient poivrer ma journée de compréhension, d'écoute active.
Son parfum me soutient, sa force me guide, son arôme de discrétion me protège.
Le plus beau souhait que je puisse vous faire, c'est de trouver cette poudre magique, de la répandre avec amour.
Cette épice de vie a pour nom :
" Amitié "

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