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textes et prieres

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lundi 17 novembre 2008

La paix est un travail

La paix aurait pu être une fleur sauvage
de ces fleurs des champs
que nul ne sème ni ne moissonne.
La paix aurait pu être
une de ces fleurs des prés
que l’on trouve toute faite un beau matin
au bord du chemin, au pied d’un arbre
ou au détour d’un ruisseau.
Il aurait suffit de ramasser la paix
comme on ramasse les champignons
ou comme on cueille la bruyère
ou la grande marguerite.
Au contraire
la paix est un travail
c’est une tâche.
Il faut faire la paix
comme on fait le blé.
Il faut faire la paix
comme il faut des années
pour faire une rose
et des siècles pour faire une vigne.
La paix n’existe pas à l’état sauvage :
il n’y a de paix qu’à visage humain.

Jean Debruyne

Fais attention

Fais attention à tes pensées,
car elles deviendront des paroles.
Fais attention à tes paroles,
car elles deviendront tes actes.
Fais attention à tes actes,
car ils deviendront tes habitudes.
Fais attention à tes habitudes,
car elles deviendront ton caractère.
Fais attention à ton caractère,
car il est ton destin.

Talmud

les mains de ma grand-mère

Ma grand-mère, ayant plus de 90 ans, était assise, l’air affaiblie sur le banc du patio. Elle ne bougeait pas, seulement assise, la tête vers le bas, fixant ses mains. Quand je me suis assise auprès d’elle, elle ne bougea pas, aucune réaction. Je ne voulais pas la déranger mais, après un long moment de silence, je me suis informée si elle était correcte. Elle leva la tête et me sourit. “Oui, je suis correcte, merci de t’en informer” dit-elle, de sa voix forte et claire. “Je ne voulais pas vous déranger, grand-mère, mais vous étiez assise là, fixant vos mains Et je voulais savoir si tout était correct pour vous”,lui dis-je. “As-tu déjà regardé tes mains ?” me dit-elle, “Je veux dire vraiment regardé tes mains ?” J’ai alors ouvert lentement mes mains et les fixai, les retournai, m’en frottai les paumes. “Non, je pense que je n’ai pas vraiment regardé mes mains” lui dis-je en me demandant ce qu’elle voulait dire. Grand-mère me sourit et me raconta cette histoire :

“Arrête-toi et réfléchis un peu au sujet des mains que tu as, comment elles t’ont si bien servi depuis ta naissance”.

Mes mains, ridées, dessèchées et affaiblies ont été les outils que j’ai toujours utilisés pour étreindre la Vie. Elles m’ont permis de m’aggriper et d’éviter de tomber quand je trottinais lorsque j’étais enfant. Elles ont porté la nourriture à ma bouche et habillée. Enfant, ma mère m’a montré à les joindre pour prier. Elles ont attaché mes souliers et mes bottes. Elles ont touché mon mari et essuyé mes larmes quand il est parti à la guerre. Elles ont été sales, coupées, rugueuses et enflées. Elles ont été maladroites quand j’ai tenté de tenir mon premier enfant. Décorées avec ma bague de mariage, elles ont montré au monde que j’aimais quelqu’un d’unique et spécial. Elles ont écrit mes lettres à ton grand-père et ont tremblé quand je l’ai enterré. Elles ont tenu mes enfants, ensuite mes petits-enfants, consolé les voisins, Et tremblaient de rage quand je ne comprenais pas. Elles ont couvert ma figure, peigné mes cheveux et lavé mon corps. Elles ont été collantes et humides, sèches et rugueuses.

Aujourd’hui, comme rien ne marche vraiment plus comme avant pour moi, Ces mains continuent de me soutenir et je les joins encore pour prier. Ces mains portent la marque de ce que j’ai fait et des accidents de ma vie. Mais, le plus important, c’est que ce seront ces mêmes mains que Dieu attrapera Pour m’emmener avec Lui dans son Paradis. Avec elles, Il m’élèvera à ses côtés Et là, je pourrai les utiliser pour toucher la face du Christ.

Pensive, je regardai ses mains et les miennes. Je ne les verrai jamais plus du même oeil ! …… Plus tard, les mains de ma grand-mère se fermèrent … comme ses yeux …

Quand je me blesse les mains, qu’elles sont sensibles, Ou quand je caresse le visage de mes enfants ou de mon époux, Je pense à ma grand-mère. Je sais que Dieu se souviendra d’elle Et je veux, moi aussi, un jour toucher le coeur de Dieu et sentir ses mains sur mon visage.

jeudi 13 novembre 2008

Le lait de Dieu

C'était il y a longtemps. Moïse parcourait le désert d'Egypte. Il était déjà un prophète grand devant Dieu et devant les hommes. Un jour, il demande l'hospitalité à un berger qui l'accueille avec joie. Et tout naturellement Moïse participe aux travaux de la bergerie, soigne les brebis, s'occupe des agneaux. Très vite Moïse remarque une chose qui l'intrigue : chaque soir le berger met un peu de lait dans une écuelle, se recueille, va déposer l'écuelle sur une pierre plate à 50 mètres de son campement et revient très concentré comme s'il avait prié… Chaque matin, il va rechercher l'écuelle, constate qu'elle est vide et revient avec un air radieux comme s'il avait rencontré un ami. Moïse lui demande : " Qu'est-ce que tu fais avec cette écuelle ? " " Ça, c'est le lait de Dieu ! " " Le lait de Dieu ? " " Mais oui, c'est le lait de Dieu ! " " Explique-moi donc ! " " C'est très simple. Chaque soir, je prends un peu du meilleur lait de mes brebis, je le verse dans une écuelle et je dépose celle-ci sur une pierre. Et la nuit, Dieu vient boire le lait ! " " Dieu vient boire le lait ? " " Oui, Dieu vient boire le lait que je lui offre ". " Mais Dieu n'a pas de bouche, il ne peut donc boire le lait que tu lui offres… " " Je sais que Dieu n'a pas de bouche, mais je sais aussi que c'est Dieu qui vient boire le lait ! " " Ecoute, berger, souhaites-tu progresser dans la connaissance de Dieu ? " " Oh, oui ! Prophète grand devant Dieu et devant les hommes ! "

" Alors, je dois te dire que Dieu ne peut venir boire ton lait puisqu'il n'a pas de corps et donc pas de bouche ! " " Tout cela est possible, mais moi je sais que c'est Dieu qui vient boire mon lait et qu'il l'apprécie puisqu'il revient chaque nuit… " " Ecoute, berger, le mieux est peut-être que tu vérifies toi-même. Reste donc ici et veille toute la nuit. Tu verras ainsi qui boit le lait que tu offres… " " C'est une bonne idée, dit le berger avec un grand sourire. Peut-être qu'ainsi je verrai Dieu… " Moïse va dormir. Le berger dépose l'écuelle à l'endroit habituel. Il s'assied à l'entrée de la hutte, se calfeutre dans son manteau, car, vous le savez, les nuits sont froides dans le désert. Tout s'endort. Les sons d'abord, puis les couleurs, enfin les parfums eux-mêmes. Il y a juste un petit vent qui vient du désert et qui caresse doucement le visage du berger… Jusqu'à minuit, il ne se passe rien. Tout à coup, le berger aperçoit une petite ombre souple qui s'approche avec prudence. Un petit renard. Il s'arrête oreilles pointées, nez frémissant et, ne sentant pas la présence du berger, se précipite sur l'écuelle et boit le lait. Goulûment ! Puis il repart comme il était venu. Le lendemain, Moïse trouve le berger tête basse : " Tu avais raison, prophète grand devant Dieu et devant les hommes, ce n'est pas Dieu qui vient boire le lait, c'est un petit renard… " Il y avait tant de douleur dans la voix du berger que Moïse s'est aussitôt retiré dans la montagne et a prié. Dieu lui a dit : " Qu'as-tu fait au berger ? " " Seigneur, j'ai essayé de le faire progresser dans la connaissance de Dieu ". " Non ! Tu lui as enlevé la seule façon qu'il avait de me dire son amour ! Ce que tu as fait est très grave ! C'est vrai que je n'ai pas de corps et donc pas de bouche, mais j'appréciais beaucoup le lait qu'il m'offrait, parce que ce don venait du coeur ! Et je collaborais avec le petit renard auquel je laissais volontiers ma part… Retourne chez le berger. Dis-lui que j'aime ses offrandes. Tu lui diras aussi que la première fois que je me rendrai visible aux hommes, c'est à des bergers comme lui que je me montrerai… Va ! "

Pierre-Paul DELVAUX

Parole d'arbre .

Quelle journée enchanteresse, dit l’arbre en contemplant le ciel. L’air printanier va me faire du bien et éclore mes bourgeons. Mes fleurs ne tarderont pas à attirer les essaims d’abeilles.

Quand les abeilles mettront leur butin dans la ruche, auront-elles des égards pour mon tendre nectar ?
Quand les hommes se régaleront de miel, penseront-ils à moi comme je me soucie d’eux ?

J’entends les oiseaux. Ils volent et me contemplent, ils savent qu’ici est le bonheur. Ils vont tisser leurs nids de brindilles craquantes entre mes branches inclinées pour mieux les accueillir. Ils y cacheront leurs rendez-vous galants et me confieront les oisillons nouveau-nés.

Mais savent-ils, les oisillons, que mes bruissements leur enseigne l’histoire de la vie ?
Et lorsqu’ils iront pépier sur les toits des maisons, leurs enfants entendront-ils mon hymne dans leur jeune gazouillis ?

L’été sec et chaud viendra ensuite et je me ferai protecteur. Sous mon arbre cordial viendront s’ébattre les lapins et aussi les amoureux. Ils prononceront les yeux mi-clos des serments que je leur inspirerai.

Les lapins diront-ils comme ils préfèrent mon ombrage généreux aux fourrés touffus d’épines ?
Savent-ils, les couples enlacés, que leurs mots deviennent plus profonds lorsque mes murmures font écho à leurs sens ?

Puis ils reviendront tous, les hommes et les bêtes, à la saison des récoltes, croquer dans les bienfaits que j’aurai mûris pour eux.

Goûteront-ils tout l’amour que j’ai mis dans le jus et la chair de mes fruits ?
Auront-ils foi en mon inébranlable fidélité qui veillera sur eux encore l’an prochain ?

Les abeilles, les oiseaux, les lapins, les hommes, négligeront sans doute de me remercier. Comme chaque année ils m’abandonneront, solitaire, aux frimas de l’hiver. J’entrerai alors en léthargie, ressassant, mes tristesses en vagues d’amertume.
Mais dès que s’allongeront les rayons du soleil, dès que je sentirai la tiédeur de la terre monter à mes racines, je reprendrai goût à mon existence d’arbre.

Car voyez-vous je ne peux, en dépit des humeurs, que chérir passionnément ma vie.
Je l’aime pour ses multiples joies et le bonheur sincère de me savoir utile. Il me faut accepter ses détresses, bien que je rechigne à traverser leur ombre.
Car même s’il m’arrive parfois de l’oublier, c’est moi qui ai choisi de vivre cette vie.

mardi 11 novembre 2008

Pourquoi la guerre ?

"Quiconque observe quelque peu les choses humaines et notre commune nature, le reconnaîtra avec moi : de même que tous désirent la joie, il n'est personne qui n'aime la paix. Puisque même ceux-là qui veulent la guerre ne veulent rien d'autre assurément que la victoire, c'est donc à une paix glorieuse qu'ils aspirent à parvenir en faisant la guerre. Qu'est-ce que vaincre, en effet, sinon abattre toute résistance ? Cette oeuvre accomplie, ce sera la paix. C'est donc en vue de la paix que se font les guerres, et cela même par ceux qui s'appliquent à l'exercice des vertus guerrières dans le commandement et le combat. D'où il est clair que la paix est le but recherché par la guerre, car tout homme cherche la paix en faisant la guerre, et nul ne cherche la guerre en faisant la paix. Quant à ceux qui veulent que la paix dont ils jouissent soit troublée, ils ne haïssent pas la paix, ils désirent seulement qu'elle soit changée à leur gré. Ce qu'ils veulent donc, ce n'est pas qu'il n'y ait plus de paix, mais qu'il y ait la paix qu'ils veulent. Et finalement, même s'ils se séparent des autres par la rébellion, ils ne peuvent réaliser leur dessein qu'à condition de sauvegarder quelque apparence de paix avec leurs partisans ou conjurés. Aussi les brigands eux-mêmes, pour s'attaquer à la paix d'autrui avec plus de violence et de sûreté, tiennent-ils à garder la paix avec leurs compagnons".

Saint Augustin (la Cité de Dieu)

dimanche 9 novembre 2008

Un geste ...conséquence

Un jour, alors que j'étais en première année du secondaire, j'ai vu un gars de ma classe marcher pour retourner chez lui après l'école. Il s’appelait Maurice. Il semblait transporter tous, mais vraiment tous ses livres.
Je me suis dit :
- Qui peut bien ramener tous ses livres chez lui, un vendredi ? Il doit être idiot !
J'avais un week-end très chargé avec mes amis.
Donc, je haussai les épaules et continuai mon chemin. Tout en marchant, j'ai vu une bande de jeunes courir vers Maurice. Ils l'ont rejoint, lui ont fait tomber tous ses livres. Ils lui ont fait perdre l'équilibre et il est tombé dans la boue, perdant ses lunettes.
Ces dernières sont tombées à environ 3 mètres de lui. Maurice s'est relevé tranquillement et j'ai pu voir la terrible tristesse dans ses yeux. J'ai senti mon coeur se serrer et j'avais un noeud dans la gorge.

J’ai donc couru le rejoindre. Il cherchait ses lunettes et j'ai vu une larme couler sur sa joue.
J'ai ramassé ses lunettes et lui ai dit :
- Ces gars là sont vraiment des cons de la pire espèce. Ils devraient être punis pour ce qu'ils ont fait.

Il m'a regardé et m'a dit :
- Ah, merci !

Il avait un large sourire sur les lèvres. C'était un de ces sourires qui vous montrent de la gratitude sincère.

Je l'ai aidé à ramasser ses livres et je lui ai demandé où il habitait. Je me suis rendu compte qu'on habitait dans la même rue. Alors, je lui ai demandé pourquoi je ne l'avais jamais vu avant :
- C'est parce qu'avant j'allais dans une école privée.

Auparavant, je n'aurais jamais accepté de me compromettre avec quelqu'un qui fréquente l'école privée. Nous avons discuté sur tout le chemin du retour à la maison et j'ai transporté quelques uns de ses livres. Je me suis rendu compte qu'il était vraiment gentil. Je l'ai invité à venir jouer au foot avec mes amis le lendemain et il a accepté.

Nous avons donc passé le week-end ensemble. Plus j'apprenais à le connaître, plus je l'appréciais et mes amis aussi apprirent à l'aimer. Le lundi matin, sur le chemin de l'école, j'ai aperçu Maurice, encore une fois avec tous ses livres en main. Je l'ai rejoint et lui ai demandé :
- Wouah, tu vas te faire des super muscles à transporter tous tes livres comme ça chaque jour ! Il m'a souri et m'a donné la moitié de ses livres. Maurice et moi sommes devenu les meilleurs amis du monde.

Quelques années plus tard, nous avions terminé le secondaire et on planifiait nos études universitaires. Maurice, le plus fort de la classe, se dirigeait pour des études de médecine et moi, pour du sport-étude en football. Il était un de ceux qui s'étaient trouvés et affirmés pendant le secondaire. Il avait pris sa place et paraissait très bien. Il avait maintenant plus de rendez-vous que moi avec les filles. Elles l'aimaient et j’étais un peu jaloux !

Avant de se quitter, nous nous sommes tous retrouvés, élèves, enseignants et parents. Il avait préparé un petit discours mais il en était très nerveux. Je lui ai donné une tape d'encouragement dans le dos et lui ai dit :
- Hé, le grand, tu vas être parfait !

Il m'a regardé et m'a lancé un de ces regards (vraiment sincère) et m'a dit :
- Merci !

Il a commencé son discours, s'est arrêté pour éclaircir la voix puis a lancé :
- C'est un moment qui se prête bien pour remercier ceux qui vous ont aidé à passer au travers des moments difficiles : parents, professeurs etc. et plus particulièrement les amis. Je suis ici pour vous dire qu’être l'ami de quelqu'un, c'est lui donner le plus beau des cadeaux. Je vais vous raconter une histoire à ce sujet.

J'ai regardé Maurice avec stupéfaction lorsqu'il raconta la première journée où on s'était connu. Il avait planifié de se suicider ce week-end là. Il raconta qu'il avait vidé son casier pour éviter à sa mère d'avoir à le faire. Il m'a regardé droit dans les yeux et m'a souri :
- Merci de m'avoir sauvé ! Mon ami m'a protégé et empêché de faire une énorme bêtise !

Tout le monde est resté bouche bée lorsque Maurice, le gars le plus beau et le plus populaire de l'école, a raconté ses souvenirs les plus tristes. J'ai aperçu ses parents en train de me regarder avec ce même sourire de gratitude que Maurice avait. C'est à ce moment que j'ai réalisé toute la tristesse qu'il avait ce jour où l'on s'était rencontré. Ce n'était pas seulement à cause des jeunes voyous.

Ne sous-estimez jamais le pouvoir de vos actions.
Avec un petit geste, vous pouvez changer l'existence de quelqu'un, pour le meilleur ou pour le pire.
Les amis sont des anges qui nous remettent sur nos pieds lorsque nos ailes ont de la peine à se souvenir comment voler.

Dépasser la soufrance

Deux hommes, tous les deux gravement malades, occupaient la même chambre d'hôpital. L'un d'eux devait s'asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d'évacuer les sécrétions de ses poumons.

Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L'autre devait passer ses journées couchésur le dos. Les deux compagnons d'infortune se parlaient pendant des heures.

Ils parlaient de leurs épouses et familles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits où ils étaient allés en vacances. Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il voyait dehors.

L'homme dans l'autre lit commença à vivre pour ces périodes d'une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur.

De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l'eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux modèles réduits. Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l'arc-en-ciel.De grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner.
Pendant que l'homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l'homme de l'autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque. Lors d'un bel après-midi, l'homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par là.
Bien que l'autre homme n'ait pu entendre l'orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante !

Les jours et les semaines passèrent. Un matin, à l'heure du bain, l'infirmière trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Attristée, elle appela les préposés pour qu'ils viennent prendre le corps.

Dès qu'il sentit que le temps était approprié, l'autre homme demanda s'il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L'infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s'assura de son confort, puis elle le laissa seul.

Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s'appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d'oeil dehors. Enfin, il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit. Il s'étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit.
Or, tout ce qu'il vit, fut un mur !

L'homme demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre lui avait dépeint une toute autre réalité. L'infirmière répondit que l'homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. "Peut-être a-t-il seulement voulu vous encourager...", commenta-t-elle.

Épilogue :

Il y a un bonheur extraordinaire à rendre d'autres heureux, en dépit de nos propres épreuves ! La peine partagée réduit de moitié la douleur, mais le bonheur, une fois partagé, s'en trouve doublé !
Si vous voulez vous sentir riche, vous n'avez qu'à compter, parmi toutes les choses que vous possédez, celles que l'argent ne peut acheter.
Aujourd'hui est un cadeau, c'est pourquoi on l'appelle...présent.

Prière

Attention chien méchant.
Attention travaux.
Attention chute de pierres.
Attention route glissante.
Partout, des appels à l'attention.

Mais où sont les appels à l'attention
que nous devons aux autres :
les appels à la délicatesse,
les appels au respect,
les appels au partage ?

Je suis distrait, Seigneur.
Comment pourrais-je les entendre, ces appels,
quand je suis préoccupé par ma santé,
enfermé dans mes rêves,
épuisé par mon travail,
fasciné par la télévision.
Pardon, Seigneur.

Et tes appels, Seigneur, les tiens,
les petits signes que Tu m'adresses
à travers les gens proches ou lointains,
les grands signes que Tu m'adresses,
à travers l'exemple des saints,
à travers les messages de ton Evangile,
à travers les invitations à la prière,
tous ces appels ne rencontrent souvent
que mon indifférence.
Pardon, Seigneur.

Apprends-moi, je t'en prie,
à être attentif
à toutes les attentes,
à toutes les souffrances,
à toutes les espérances.

Apprends-moi aussi
à déceler tout ce qui est bien
derrière ce qui est mal,
tout ce qui se cherche
derrière tout ce qui semble acquis,
tout ce qui est neuf
derrière tout ce qui est vieux,
tout ce qui bourgeonne
derrière tout ce qui se fane,
tout ce qui vit
derrière tout ce qui meurt.

Montre-moi, Seigneur,
l'enfant sous le vieillard,
la plage sous les pavés,
le soleil sous les nuages,
et toutes les soifs cachées :
la soif de pureté,
la soif de vérité,
la soif d'amour,
la soif de Toi, Seigneur.

Affine mon regard,
réveille ma capacité d'amour,
ouvre grand mon coeur,
aiguise mon attention,
développe mes attentions,
tourne-moi vers les autres,
tourne-moi vers Toi, Seigneur.
Amen.

la plus belle prière

Si Dieu est Accueil,
la plus belle prière c'est un sourire.

Si Dieu est Amour,
la plus belle prière c'est dire "je t'aime".

Si Dieu est Bonté,
la plus belle prière c'est un geste de partage.

Si Dieu est Courage,
la plus belle prière c'est de ne pas lâcher.

Si Dieu est Créateur,
la plus belle prière c'est d'inventer quelque chose.

Si Dieu est Espérance,
la plus belle prière c'est un enfant.

Si Dieu est Harmonie,
la plus belle prière c'est de chanter.

Si Dieu est Lumière,
la plus belle prière c'est d'éclairer quelqu'un.

Si Dieu est Paix,
la plus belle prière c'est de tendre la main.

Si Dieu est Pardon,
la plus belle prière c'est de se reprendre.

Si Dieu est Souffle,
la plus belle prière c'est de respirer à fond.

Si Dieu est Tendresse,
la plus belle prière c'est une caresse.

Si Dieu est Vérité,
la plus belle prière c'est d'être vrai.

Si Dieu est Vie,
la plus belle prière c'est de vivre pleinement.

Denis Villeneuve.

les gens sont des ... cadeaux

Les gens sont des cadeaux. Certains sont magnifiquement enveloppés. Ils sont trés attrayants, dés le premier abord. D'autres sont enveloppés de papier trés ordinaire. D'autres ont été malmenés par la poste.

Il arrive parfois qu'il y ait une "distribution spéciale". Certains sont des cadeaux dont l'emballage est bien fait. Mais l'emballage n'est pas le cadeau. C'est si facile de faire erreur et nous rions quand les enfants prennent l'un pour l'autre.

Parfois le cadeau est trés facile à ouvrir. Parfois, il est difficile, il faut se faire aider. Peut-être parce que les autres ont peur? Parce que ça fait mail? Ils ont peut-être été déjà ouverts et rejetés...

Je suis une personne et donc moi, je suis un cadeau. Un cadeau pour moi-même d'abord. Ai-je déjà regardé à l'intérieur de l'emballage? Ai-je peur de le faire? Peut-être n'ai-je jamais accepté le cadeau que je suis. Pourrait-il se faire qu'il y ait à l'intérieur quelque chose de différent de ce que je m'imagine?

Je n'ai peut-être jamais vu le cadeau que je suis. Je suis aussi un cadeau pour les autres. Je suis une personne unique pour les autres. Les autres doivent-ils se contenter de l'emballage, sans jamais pouvoir apprécier le cadeau?

Toutes les rencontres sont des échanges de cadeaux. Une personne est un cadeau, pas seulement pour moi. Mais aussi pour les autres à travers moi. Quand une personne devient mon ami et que je me l'approprie, je détruis sa nature de cadeau si je le mets de coté que pour moi. C'est alors que je peux le perdre, mais si je le donne aux autres, je le garde.

Oui, les gens sont des cadeaux reçus...ou donnés...

Georges B. Nintemann

jeudi 6 novembre 2008

Froissé

Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant bien haut un billet de 20 euros.
Il demande aux gens : Qui aimerait avoir ce billet ?
Les mains commencent à se lever alors il dit : Je vais donner ce billet de 20 euros à quelqu'un d'entre vous mais avant laissez moi faire quelque chose avec. Il chiffonne alors le billet avec force et il demande :
Est-ce que vous voulez toujours de ce billet ?
Les mains continuent à se lever.
Bon, d'accord, mais que se passera-t-il si je fais cela. Il jette le billet froissé par terre et saute à pied joints dessus, l'écrasant autant que possible et le recouvrant des poussières du plancher.
Ensuite il demande : Qui veut encore avoir ce billet ?
Évidemment, les mains continuent de se lever !

Mes amis, vous venez d'apprendre une leçon...

Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n'a pas changé, il vaut toujours 20 euros.
Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissés, rejetés, souillés par les gens ou par les événements. Vous aurez l'impression que vous ne valez plus rien mais en réalité votre valeur n'aura pas changé aux yeux des gens qui vous aiment !
La valeur d'une personne ne tient pas à ce que l'on a fait ou pas, vous pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs car votre valeur intrinsèque est toujours intacte.

Célébrité ...

Réfléchis bien et essaie de répondre à ces quatre questions :
1. Nomme les 3 personnes les plus riches du monde.
2. Nomme les 3 dernières gagnantes de Miss Univers.
3. Nomme les 5 derniers gagnants des prix Nobel de la paix.
4. Nomme les 5 derniers gagnants de l'Oscar du meilleur acteur.
Tu n’y arrives pas ? C’est difficile, non ?
Ne t’inquiète pas, personne ne s’en rappelle.
Les applaudissements passent. Les trophées prennent la poussière. Les gagnants sont oubliés !

Maintenant réponds à ces questions :
1. Nomme 3 professeurs qui ont contribué à ta formation.
2. Nomme 3 amis qui t’ont aidé(e) dans les moments difficiles.
3. Pense à 5 personnes qui t’ont fait te sentir spécial(e).
4. Nomme 5 personnes avec qui tu aimes passer du temps.
Tu y arrives ? C’est plus facile, non ?

Les personnes qui ont un sens dans ta vie ne sont pas “cotées” au maximum, avec le plus d’argent, avec les plus grands prix...
Ce sont celles qui se font du souci pour toi, qui prennent soin de toi, celles qui, en toutes circonstances, restent auprès de toi.
Penses-y un moment. La vie est très courte !

Toi, dans quelle liste es-tu ? Tu ne le sais pas... ?
Laisses-moi te donner un coup de main.
Tu n’es pas parmi les plus “célèbres”,
mais parmi ceux dont à qui je me souviens d’envoyer ce message…

Deux amis

C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. A un moment donné, ils se disputèrent et l'un d'eux gifla l'autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable :

AUJOURD'HUI, MON MEILLEUR AMI M'A DONNÉ UNE GIFLE.

Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva. Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre :

AUJOURD'HUI, MON MEILLEUR AMI M'A SAUVÉ LA VIE.

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : - Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu écris sur la pierre. Pourquoi ?
L'autre ami répondit :

- Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer.

APPRENDS A ÉCRIRE TES BLESSURES DANS LE SABLE ET A GRAVER TES JOIES DANS LA PIERRE.

mardi 4 novembre 2008

L'arbre à soucis

Un jour, j'ai retenu les services d'un menuisier pour m'aider à restaurer ma vieille grange. Après avoir terminé une dure journée au cours de laquelle une crevaison lui avait fait perdre une heure de travail, sa scie électrique avait rendu l'âme, et pour finir, au moment de rentrer chez lui, son vieux pick-up refusait de démarrer. Je le reconduisis chez lui et il demeura froid et silencieux tout au long du trajet. Arrivé chez lui, il m'invita à rencontrer sa famille. Comme nous marchions le long de l'allée qui conduisait à la maison, il s'arrêta brièvement à un petit arbre, touchant le bout des branches de celui-ci de ses mains.

Lorsqu'il ouvrit la porte pour entrer chez lui, une étonnante transformation se produisit. Son visage devint rayonnant, il caressa ses deux enfants et embrassa sa femme.

Lorsqu'il me raccompagna à ma voiture, en passant près de l'arbre, la curiosité s'empara de moi et je lui demandai pourquoi il avait touché le bout des branches de cet arbre un peu plus tôt. "C'est mon arbre à soucis," me répondit-il. "Je sais que je ne peux éviter les problèmes, les soucis et les embûches qui traversent mes journées, mais il y a une chose dont je suis certain, ceux-ci n'ont aucune place dans la maison avec ma femme et mes enfants. Alors, je les accroche à mon arbre à soucis tous les soirs lorsque je rentre à la maison. Et puis, je les reprends le matin". "Ce qu'il y a de plus drôle", il sourit, "c'est que lorsque je sors de la maison le matin pour les reprendre, il y en a beaucoup moins que la veille lorsque je les avais accrochés.

Richesse , Succès , Amour

Un jour, une femme sortait de sa maison et vit 3 vieillards avec de longues barbes blanches, assis devant chez elle. Elle ne les reconnut pas. Elle leur dit « Je ne pense pas vous connaître, mais vous devez avoir faim. Je vous en prie, entrez et je vous donnerai quelque chose à manger.

Est-ce que les enfants de la maison sont là ? » ont-ils demandé. Non, ils sont sortis, » leur répondit-elle. Alors nous ne pouvons pas entrer, ont-ils répondu. En fin d'après-midi lorsque les enfants revinrent de l'école, la femme raconta son aventure avec les 3 hommes aux gamins. « Va leur dire que nous sommes à la maison et invite-les à entrer! » dirent-ils à leur mère. La femme sortit et invita les hommes à entrer dans la maison.

Nous n'entrons jamais ensemble dans une maison, » ont-ils répondu. Un des vieillards expliqua : « Son nom est Richesse, » dit-il en indiquant un de ses amis et, en indiquant l'autre, « Lui c'est Succès et moi je suis Amour.

Il a alors ajouté, « Retourne à la maison et discute avec ta famille pour savoir lequel d'entre nous vous voulez dans votre maison. »

La femme retourna à la maison et dit à sa famille ce qu'elle avait entendu. « Comme c'est étrange! », s'exclamèrent les enfants. « Puisque c'est le cas, nous allons inviter Richesse ! La mère n'était pas d'accord. Pourquoi n'inviterions-nous pas Succès ? Votre père en aurait bien besoin dans ses affaires...

La plus petite, Raffie, qui suçait encore son pouce, s'exprima à son tour: « Veux mamours, veux mamours... » Les parents fondirent devant tant de câlineries enfantines et la mère sortit inviter Amour à entrer...

Amour se leva et commença à marcher vers la maison. Les 2 autres se levèrent et le suivent. Étonnée, la femme demanda à Richesse et Succès: «J'ai seulement invité Amour. Pourquoi venez-vous aussi ? » Les vieillards lui répondirent ensemble : « Si vous aviez invité Richesse ou Succès les deux autres seraient restés dehors, mais puisque vous avez invité « Amour » partout où il va, nous allons avec lui, puisque partout où il y a de l'Amour, il y a aussi de la « Richesse » et du « Succès ».

Les 3 portes

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.

"Éclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince.

"Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d’entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi."

Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie.

Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire "CHANGE LE MONDE".

"C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas."Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d’autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.

Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : "Qu’as-tu appris sur le chemin ?" "J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas". "C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise." Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire "CHANGE LES AUTRES" "C’était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration." Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

Un jour, alors qu’il méditait sur l’utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu’as-tu appris sur le chemin ?" "J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses."

"Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi,les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir." Et le Vieil Homme disparut.

Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots "CHANGE-TOI TOI-MÊME". "Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire," se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : "Qu’as-tu appris sur le chemin ?"

"J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser."

"C’est bien" dit le Sage.

"Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise."

"C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru." Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait "ACCEPTE-TOI TOI-MÊME."

Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :

"Qu’as-tu appris sur le chemin ?"

"J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement."

"C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte."

A peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut "ACCEPTE LES AUTRES".

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie; celles qu’il avait aimées comme celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu.

Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "Qu’as-tu appris sur le chemin ?" demanda ce dernier. J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement."

"C’est bien" dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut "ACCEPTE LE MONDE".

Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.

"Qu’as-tu appris sur le chemin ?"

"J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement."

C’est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. "Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde."Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita. "Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence".

Et le Vieil Homme disparut.

samedi 1 novembre 2008

La fourchette

Il était une fois une jeune femme qui était atteinte d'une maladie mortelle et on lui donnait 3 mois à vivre. Comme elle mettait ses affaires en ordre, elle a contacté son prêtre pour lui demander de venir la voir pour régler certains détails de ses dernières volontés.

Elle lui a dit quelle chanson elle voulait à son service, quel texte qui devrait être lu et quels vêtements elle voulait pour être enterrée. Tout était en ordre et lorsque le prêtre s'apprêtait à partir, la jeune femme se souvint soudainement quelque chose de très important pour elle. «Il y a une autre chose» dit-elle tout excitée. «Quoi?» dit le prêtre. «Ceci est très important,» poursuit la jeune femme. «Je veux être enterrée avec une fourchette dans ma main droite.» Le pasteur se tenait devant la jeune femme, ne sachant trop quoi dire. «Cela vous surprend, n'est-ce-pas?» demanda la jeune femme. »Enfin, pour être honnête, je suis perplexe devant votre requête», dit le prêtre. La jeune femme expliqua : «Dans toutes mes années de participation aux événements sociaux et dîners, je me souviens toujours qu' inévitablement quelqu'un se penchait pour me dire «Gardez votre fourchette». C'était ma partie préférée car je savais que quelque chose de mieux s'en venait.... comme du gâteau mousse au chocolat ou une tarte aux pommes. Quelque chose de merveilleux et avec de la substance!. Je veux juste ...que lorsque les gens me verront dans mon cercueil avec une fourchette à la main, ....qu'ils se demandent: «Pourquoi cette fourchette?» et ainsi vous pourrez leur dire «Gardez votre fourchette... le meilleur est à venir!»

Les yeux du prêtre se remplirent de larmes de joie; alors il prit la jeune femme dans ses bras pour lui dire au revoir. Il savait aussi que ce serait une des dernières fois qu'il la verrait avant sa mort. Mais il savait également que cette jeune femme avait une meilleure idée du paradis que lui, comme bien des gens de près du double de son âge, avec le double d'expérience et de connaissances. Elle SAVAIT que quelque chose de mieux s'en venait.

Aux funérailles les gens défilaient devant la tombe de la jeune femme et ils voyaient sa jolie robe ainsi que la fourchette dans sa main droite. Tour à tour, le pasteur entendait la question «Pourquoi la fourchette?» Et tour à tour, le prêtre souriait.

Pendant son sermon, le prêtre raconta aux gens sa conversation avec la jeune femme peu de temps avant son décès. Il leur raconta également l'histoire de la fourchette ainsi ce que cela représentait pour elle. Le prêtre dit aux gens combien il ne pouvait s'arrêter de penser à lafourchette et qu'eux aussi ne le pourraient pas non plus. Et il avait raison. Alors la prochaine fois que vous prendrez une fourchette dans votre main, aussi doucement que possible, laissez-lui vous rappeler que le meilleur est à venir.

Les amis sont des pierres précieuses. Ils vous font sourire et vous encouragent à atteindre vos buts. Ils vous prêtent une oreille attentive et vous disent de bonnes paroles et ouvrent toujours leurs coeurs pour vous. Montrez à vos amis combien vous tenez à eux. Soyez toujours là pour eux-mêmes lorsque c'est vous qui avez plus besoin d'eux. Car vous ne savez jamais quand ce sera leur tour de "garder leur fourchette". Chérissez le temps et les souvenirs que vous partagez... être ami avec quelqu'un n'est pas une opportunité mais une douce responsabilité.

Réussir ma vie

Seigneur, je n'ai pas encore 20 ans !
Tu connais mon désir fou d'aimer et d'être aimer,
Tu connais ma soif de bonheur, ma soif de vivre,
De vivre une vie qui ne soit pas bêtement gaspillée.
Tu sais aussi, combien certains jours, j'étouffe de ma peau !
Combien le collège, la famille, la société le monde entier,
Tout me semble oppressant, décevant, et étriqué.
Combien, certains soirs, j'ai envie de hurler ma peur.
Combien j'ai envie de repeindre tous les murs de la ville,
Les bus, les affiches et la tête des gens,
Avec les couleurs de l'espérance et de la tendresse.

Seigneur, pourquoi ai-je si peu confiance en moi et dans les autres ?
D'où me vient ce rêve insensé d'un monde différent, d'un monde plus beau ?
Seigneur, tu sais combien ma foi en Toi est encore bien mal assurée
Mais si tu es vraiment ce que l'évangile me dise de Toi,
Tourne vers moi Ton visage de Lumière,
Réconcilie-moi avec moi-même,
Donne-moi le courage de semer de la vie et de l'Amour.

Seigneur, je ne te demande pas de réussir dans la vie,
Mais de réussir ma vie,
De réaliser avec toi, Ton rêve d'Amour sur moi.

un jeune libanais

jeudi 30 octobre 2008

Humour...pas drôle !

Seigneur, je désire être un téléviseur

Seigneur, toi qui es bon
et qui protèges tous les enfants de la terre,
je désire te demander une grande faveur:
Transforme-moi en téléviseur.

Pour que mes parents aient soin de moi
comme ils ont soin de lui,
pour qu'ils me regardent avec le même intérêt
que maman pour son feuilleton préféré,
que papa pour le journal télévisé.

Je voudrais parler comme tout présentateur.
Quand il parle, toute la famille fait silence
pour pouvoir l'écouter avec attention et sans l'interrompre.

Je voudrais sentir sur moi la même préoccupation
qu'ont mes parents quand le téléviseur ne marche pas
et qu'ils appellent aussitôt un réparateur.

Je voudrais être un téléviseur
pour être le meilleur ami
de mes parents et leur héros préféré.

Seigneur, s'il te plait,
transforme-moi en téléviseur,
même seulement pour une journée.

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